Restrictions de fin d’année, véritable coup de massue pour les hôteliers

A
A
A
A
Pour les professionnels du secteur de tourisme, la récente décision du gouvernement de resserrer la vis sur les restaurants est la goutte qui a fait déborder le vase. En effet, le gouvernement a annoncé cette semaine des mesures préventives très strictes qui entreront en vigueur dès ce mercredi 23 décembre 2020 à 21 heures. Un couvre-feu nocturne de 3 semaines est décrétésur l’ensemble du territoire nationalavec une fermeture totale des restaurants dans 4 villes :Casablanca, Marrakech, Agadir et Tanger. Les restaurants d’hôtels réservés à l’usage des clients résidents resteront cependant ouverts.
Dès que cette annonce a été faite, les annulations de réservations d’hôtels se sont multipliées. La raison est simple, les touristes ne veulent pas se confiner dans leurs chambres d’hôtel. Au vu de la situation actuelle, la déception des professionnels du secteur est immense. Ces derniers tablaient sur la période du 24 décembre au 1er janvier pour limiter les dégâts d’une année déjà très compliquée.
Lire aussi:Tourisme : la sortie du tunnel sera longue et douloureuse
De plus, cette semaine est la plus chère de l’année, celle où les opérateurs touristiques font le maximum de bénéfices. La multiplication des vols spéciaux et les différents partenariats signés avec les compagnies aériennes étrangères avaient donné une bouffée d’oxygène aux opérateurs touristiques, mais cette annonce gouvernementale a fait l’effet d’un coup de tonnerre chez ces derniers. Ils la qualifient d’incompréhensible, d’autant plus que le Maroc enregistre ces dernières semaines, le nombre d’infections le plus bas depuis le mois de juin 2020.
La CGEM réagit
La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) ne reste pas insensible à la situation des opérateurs touristiques dans les différentes villes du Royaume. Chakib El Alj, président du patronat estime que faire supporter à des secteurs en particulier le coût économique des restrictions sanitaires est injuste. «La CGEM comprend qu’au vu de la situation épidémiologique, des restrictions sanitaires s’imposent. Toutefois, il n’est pas juste de faire supporter à des secteurs en particulier le coût économique des restrictions sanitaires sans mettre en place des mesures de soutien aux entreprises opérant dans ces secteurs et contraintes à fermer par décision administrative», déclare le président du patronat. Ce dernier promet la poursuite de son engagement en faveur du secteur privé notamment les TMPE afin de traverser cette crise avec le minimum de dégâts.
De con côté, Mohamed El Yacoubi, président de la commission investissement et de la commission juridique à la CGEM Marrakech-Safi souligne que «l’Exécutif doit penser à la mise en place de mesures de compensation financière permettant de couvrir ne serait ce qu’une partie des charges fixes. Cette aide exceptionnelle devrait être maintenue durant toute la période de fermeture administrative».
Pendant ce temps, la RAM renforce ses vols internes…
Malgré ces restrictions, le ministère de tutelle continue de promouvoir le tourisme interne. À partir de vendredi 25 décembre, la Royal Air Maroc (RAM) rétablira la ligne Casablanca-Zagora à raison de deux fréquences par semaine. Les fréquences seront renforcées pour certaines destinations telles que Ouarzazate (5 fréquences par semaine au lieu de 3) et Errachidia (4 fréquences par semaine au lieu de 3).
Pour la ligne Casablanca-Dakhla, le nombre de fréquences pourrait atteindre 3 fréquences par jour durant cette période de fin d’année. Au total, le programme des vols domestiquescomprendra 15 liaisons à raison de 76 fréquences par semaine. Reste à savoir si la clientèle sera assez motivée pour voyager dans les conditions actuelles. Pas sûr.
Consommation - Prix carburants : l’essence augmente de quelques centimes dès le 16 mai, tandis que le gasoil reste stable.
Rédaction LeBrief - 15 mai 2026Économie - La pêche côtière et artisanale affiche une hausse de sa valeur à fin avril 2026, dépassant 3,85 milliards de dirhams, malgré un recul des volumes débarqués.
Ilyasse Rhamir - 15 mai 2026Économie - Sélection de variétés, clonage, data… la recherche transforme l’arganier. Porté par l’INRA et ses partenaires, le Maroc construit une arganiculture moderne, entre performance agricole, innovation technologique et enjeux climatiques.
Ilyasse Rhamir - 15 mai 2026Économie - Un partenariat inédit vise à renforcer la compétitivité de la céramique marocaine, en misant sur l’innovation, la qualité et la structuration du secteur, avec l’ambition de consolider le « Made in Morocco » sur les marchés nationaux et internationaux.
Ilyasse Rhamir - 15 mai 2026Économie - À Casablanca, les autorités lancent le dispositif de commercialisation des céréales pour la campagne 2026. Prix de référence, primes de stockage et mesures logistiques visent à soutenir les producteurs et renforcer les stocks nationaux.
Ilyasse Rhamir - 15 mai 2026Économie - Les prix du pétrole ont progressé d’environ 2% vendredi, portés par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 15 mai 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026