Dakhla, futur hub de croissance pour les entreprises étrangères

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L’ouverture d’un Consulat des États-Unis d’Amérique à Dakhla, un tournant majeur pour le développement économique de la région. Cette représentation diplomatique «confortera indubitablement la vocation du Maroc comme hub économique et relais de croissance vers l’Afrique subsaharienne», a déclaré André Gakwaya, chercheur spécialiséde l’Afrique et directeur général de l’Agence d’information du Rwanda (ARI) à la MAP. Selon ce dernier, «cette décision pragmatique ouvrira la voie à une ouverture inédite sur l’Afrique subsaharienne et fera ainsi de cette ville un hub de croissance pour les entreprises américaines qui souhaitent se développer vers la profondeur africaine du Maroc». La croissance économique soutenue des provinces du Sud, leurmains-d’œuvre qualifiée, leurs infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires ultramodernes et leur façade atlantique sont tous des facteurs d’attractivité pour les investissements directs étrangers (IDE) américains. André Gakwaya estime que les investisseurs américains sont matures et conscients des énormes potentialités qu’offre le Sahara marocain dans de nombreux secteurs clés, notamment les énergies renouvelables, la pêche maritime, le tourisme, l’industrie minière et chimique ainsi que l’agriculture.
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De son côté, l’ambassadeur américain au Maroc, David Fischer, a assuré que «l’ouverture par les États-Unis d’un consulat dans la ville de Dakhla permettra de soutenir et d’encourager les projets d’investissement et de développement dans la région». De plus, le diplomate a ajouté que l’ouverture de cette représentation va permettre aux États-Unis de profiter davantage de la position stratégique du Maroc en tant que hub pour le commerce en Afrique, en Europe et au Moyen-Orient. En évoquant également l’ouverture par plusieurs pays arabes et africains de consulats généraux dans le Sud du Royaume, l’économiste Omar Kettani, professeur d’économie à l’Université Mohammed V de Rabat, a pour sa part souligné que cette région est désormais «considérée comme étant sécurisée», encourageant ainsi les investisseurs étrangers à y placer leurs capitaux. L’économiste a confié à Hesspress Fr qu’«il y aura des perspectives d’investissement sur le plan énergétique», tout en notant que «les provinces du Sud sont très riches en poissons» etque la route qui les traverse«peut être qualifiée de route de l’or marin».
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Par ailleurs, depuis plusieurs années, Dakhla vit au rythme d’une dynamique de développement sans précédent. Rien qu’au premier semestre 2020, l’État a mobilisé 4.064 hectares de son domaine privé pour la réalisation de 120 projets, pour un investissement global de 5,93 milliards de dirhams, et dont la moitié est concentrée dans ladite ville. Concernantla structure globale des investissements approuvés, «Dakhla-Oued Eddahab esten tête avec un taux de 38,8%, suivi par Casablanca-Settat avec un taux de 31,6%et de Guelmim-Oued Noun avec un taux de 16,6%», fait savoir Aujourd’hui le Maroc dans son édition du jour.En outre sur les 6.237 emplois qu’envisage de créer cette mobilisation étatique, 31,47% des postes sont prévus pour ladite région.
Enfin, une chose est sûre, on en est qu’au début du développement économique et de la capitalisation des potentiels des provinces du Sud, et l’ouverture de plusieurs représentations diplomatiques dans la région, notamment celle des USA, ne fait qu’assoir la stabilité et la sécurité géopolitique du pays. Un positionnement qui augure une évolution économique à suivre et à entretenir.
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