Investissements marocains à l’étranger : finance, télécoms… les principaux paris

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En 2019, Tigo Tchad est passé sous pavillon Maroc Telecom pour 1,3 milliard de DH. Cette acquisition permet à l’opérateur historique de s’implanter dans un dixième pays hors du Maroc. Sur les 70,5 millions de clients en portefeuille de l’opérateur téléphonique marocain, près de 47 millions se trouvent maintenant à l’étranger. Depuis l’acquisition de la majorité du capital de Mauritel, l’opérateur historique des télécommunications mauritanien en 2001, les investissements marocains dans le secteur de l’information et de la communication à l’étranger se sont accélérés. Il y a eu l’Onatel au Burkina Faso en 2006 et Gabon Telecom en 2007. En 2015, Maroc Telecom a finalisé l’acquisition des filiales d’Etisalat présentes au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Niger, en République Centre-Africaine et au Togo pour 474 millions d’euros. La transaction inclut aussi Prestige Telecom qui fournit des prestations IT pour le compte des filiales d’Etisalat dans ces pays. En 2019, en dehors l’opération au Tchad, le volume global des investissements dans le secteur de l’information et de la communication a atteint 1,9 milliard de DH.
L’Afrique, première destination des capitaux marocains
La stratégie africaine du Maroc et la mise en valeur de la coopération Sud-Sud ont aussi contribué à l’expansion des investissements sur le continent africain. Ce dernier capte pratiquement 2/3 des investissements directs marocains à l’étranger. Et, les activités financières restent de loin le secteur qui concentrele plus gros des intérêts marocains. L’année dernière, plus de 3,5 milliards de DH d’investissements ont été réalisés dans le secteur des activités financières, dont les investissements de BCP à Madagascar, au Cameroun et au Congo. Le secteur bancaire avec ces trois mastodontes Attijariwafa Bank, BCP et BMCE Bank sont les locomotives. Les trois groupes comptent 48 filiales et 15 succursales présentes dans 35 pays, dont 27 en Afrique, 7 en Europe et une en Asie. La présence de ces groupes en Afrique est opérée à travers 45 filiales et 4 succursales, qui sont réparties au niveau de 10 pays en Afrique de l’Ouest (dont 8 dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest-africaine), 6 pays en Afrique Centrale, 6 en Afrique de l’Est, 3 en Afrique du Nord et deux pays en Afrique Australe. Dans le reste du monde, les banques marocaines sont également implantées, à travers 3 filiales et 11 succursales, dans 7 pays en Europe et en Chine. Elles disposent également de 48 bureaux de représentation dans 11 pays situés principalement en Europe.
Le plus gros des intérêts se trouve donc en Afrique subsaharienne. En outre, le potentiel de développement dans ces économies est significatif ne serait-ce qu’au regard du taux de bancarisation qui est encore très faible dans de nombreux pays.
Des chiffres en augmentations
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Comme chez Maroc Telecom, la contribution des filiales étrangères aux résultats des groupes bancaires s’est nettement renforcée au cours des dernières années. Derrière les banques, les compagnies d’assurances marocaines sont de plus en plus visibles sur les marchés subsahariens.
En 2019, les opérations des entreprises marocaines dans les autres secteurs s’élèvent à 1,8 milliard de DH dans les industries manufacturières, 1,2 milliard de DH dans le Commerce et 1,2 milliard de DH dans les autres services. Sur le podium des principales destinations des IDME, on retrouve le Tchad, le Luxembourg et la Côte d’Ivoire. Derrière ce trio arrivent les Pays-Bas et les Émirats arabesunis. De façon générale, le flux net des investissements directs marocains à l’étranger a atteint 9,9 milliards de DH contre 7,3 milliards de DH en 2018.
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