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107 militants du Hirak graciés par le roi à l'occasion d'Aïd Al Fitr

Par Nora Jaafar, Publié le 06/06/2019, mis à jour le 30/12/2019
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Le 4 juin, à la veille de l'Aïd Al Fitr, le Roi Mohammed VI a gracié 755 personnes, condamnées par les tribunaux marocains et actuellement incarcérées ou purgeant leur peine hors de prison.

 

Parmi eux, 60 sont des militants du Hirak qui ont été condamnés à la suite des manifestations de masse en 2016 et 2017 dans la province du Nord-du-Rif. Quarante-sept militants ont été inculpés après les protestations qui ont eu lieu à Jerada, dans l'ouest du Maroc, en 2017.

 

"Prenant en considération la situation familiale et humaine des personnes condamnées à la suite des événements d'Al Hoceima et de Jerada (...), le Roi a gracié un certain nombre de personnes qui ont été condamnées, mais qui n'ont commis ni crimes ni actes graves lors de ces événements", indique un communiqué du ministère de la Justice.

 

Les manifestations du Hirak ont éclaté en 2016, lorsqu'un poissonnier d'Al Hoceima avait été renversé par un camion poubelle en tentant de protéger son poisson, qui avait été saisi par la police.

 

Sa mort a provoqué une vague de colère, des milliers de personnes ont protesté et accusé les autorités d'"abus de pouvoir et de corruption". De même, à Jerada, deux morts dans un accident minier ont catalysé des protestations contre le gouvernement, au milieu des accusations de négligence de la région.

 

Au cours des manifestations du Hirak, des centaines de personnes ont été arrêtées et beaucoup ont été condamnées à des peines de prison pour "conspiration visant à compromettre la sécurité de l'État" et "participation à des manifestations non autorisées".

 

En août 2018, pour l'Aïd Al Adha, le roi avait accordé son pardon à 188 militants du Rif Hirak. Toutefois, il n'a pas gracié les dirigeants de la manifestation, dont Nasser Zafzafi, qui a été condamné à 20 ans de prison. Zefzafi a fait appel de la sentence, mais son appel a été rejeté en avril dernier, suscitant des protestations au Maroc et à l'étranger.

 

Pour ce Aïd Al Fitr, le Roi a également gracié des personnes condamnées pour terrorisme et extrémisme, mais qui ont depuis participé à un "programme Moussalaha (réconciliation)", et "ont officiellement annoncé leur rejet de toute forme d'extrémisme et de terrorisme, ainsi que leur attachement à la Nation et aux institutions nationales", ajoute le communiqué.

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