Sociétés cotées : les secteurs construction et immobilier très affectés par la crise

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Les sociétés cotées n’ont pas été épargnées par les effets de la crise sanitaire. Cependant, comme pour le reste de l’économie, les impacts ne sont pas les mêmes selon les secteurs. Les investisseurs guettaient surtout les indicateurs d’activité du deuxième trimestre, une période durant laquelle l’économie était quasiment à l’arrêt à cause du confinement.
L’activité en souffrance
Le chiffre d’affaires des entreprises cotées a baissé de 10,5% entre avril et juin pour s’établir à 55,7 milliards de DH, selon Attijari Global Research. Sur les 69 entreprises prises en compte, 54 ont enregistré une baisse de leurs revenus. Elles étaient seulement 36 au 1er trimestre. Les secteurs les plus durement affectés par la crise sont la distribution, l’immobilier et le ciment dont les revenus trimestriels ont dévissé. Le plongeon va de 23,3% dans la distribution à 74,8% dans l’immobilier. En revanche, les secteurs banques, télécoms et minesont influencé positivement le chiffre d’affaires du marché. Si les revenus des banques sont en hausse en raison de la forte augmentation de la production du crédit pour accompagner les entreprises durant la crise, elles s’attendent à une nette dégradation du coût du risque sous l’effet de la détérioration de l’environnement économique. Cela va freiner leurs résultats dont le poids dans la masse bénéficiaire du marché est significatif. Globalement, les résultats de l’ensemble du marché seront aussi affectés par l’impact des dons au fonds Covid-19.
Après une augmentationde 0,5% au 1er trimestre, leurs revenus ont baissé de 5% à 116,7 milliards de DH après six mois. Sur cette période, les secteurs immobilier (-57,7%), BTP (-24,5%), ciment (-17,2%), distribution (-11,8%) affichent des replis sensibles de leur chiffre d’affaires. Les secteurs assurance et portuaire ont stabilisé leurs revenus alors que les banques, les mines et les télécoms ont affiché une hausse.
Pour le Maroc, et plus particulièrement pour l'OCP, cette dernière avancée illustre la place prise par le groupe dans les grands équilibres agricoles mondiaux.
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