Royal Air Maroc : les pilotes maintiennent la pression

A
A
A
A
Le bras de fer qui opposeles pilotes de ligne à l’administration de la Royal Air Maroc (RAM) se poursuit. Asphyxiée par la crise du coronavirus, la compagnie aérienne avait décidé de procéder à des licenciements économiques afin de réduire ses charges. Parmi les employés licenciés figurent 65 pilotes. Ces derniers ont tout le soutien de l’AMPL qui demande leur réintégration immédiate. Pour cela, les pilotes proposent «une baisse de leurs émoluments» afin d’équilibrer la balance.
Si la compagnie refuse cette proposition, l’AMPL déposera un préavis de grève dont la date sera fixée ultérieurement par le bureau, en fonction de l’évolution des événements et du contexte sanitaire. L’Association prévoit aussi le port d’un brassard à partir du 3 septembre 2020 pendant toute la durée de la crise sociale actuelle ainsi que l’élaboration d’une action médiatique collective.
Prioriser la sécurité des vols
Malgré la tension entre l’AMPL et la direction générale de la RAM, les membres du bureau appellent les pilotes à rester concentrés sur leurs fonctions en ces temps difficiles. «Il est vrai que voir son collègue, son ami, son frère, son conjoint injustement et abusivement licencié, a une incidence psychologique réelle et désastreuse (…). Rester en exercice alors que ses co-promotionnaires sont exclus violemment et mis de fait dans la précarité moins par le niveau dérisoire des compensations, que par le fait qu’ils sont désormais condamnés à quitter leur patrie pour trouver une alternative de travail est une épreuve dure à surmonter. Tous ces éléments et tant d’autres ne doivent en aucun cas, justifier une baisse quelconque du niveau d’attention et de rigueur durant l’exercice des fonctions», souligne le bureau de l’AMPL qui appelle l’ensemble des pilotes de ligne en exercice à doubler de vigilance, de rigueur et d’engagement. «Notre métier, la responsabilité qu’il implique, et les vies qui nous sont confiées nous ordonnent de faire preuve de force et nous interdisent l’erreur», conclut l’AMPL.
Le tiers dela flotte cédée
Crise économique oblige, la RAM a décidé de se séparer de 20 des 59 avions que comptait sa flotte. Une décision qui ne fait pas l’unanimité au sein des hauts responsables du pays, à l’image de Lahcen Haddad, ex-ministre du Tourisme et actuel homme politique de l’Istiqlal. Il souligne qu’«avec ses soixante appareils, la RAM était déjà petite. Elle le devient encore plus suite à cette réduction». Lahcen Haddad ignore si la RAM réussira à trouver des repreneurs pour ces avions. «Autant les garder et créer une compagnie low-cost ou avec une autre vocation», juge-t-il dans une interview accordée au journal L’Opinion. Pour ce dernier, il fallait «garder les 20 appareils et aider la RAM à moderniser son management, en rehaussant sa qualité, et en injectant du capital». Le responsable estime qu’«il fallait aussi défiscaliser toutes les activités de la compagnie sur une période de dix ans et lui garantir une ligne de crédit pour sa trésorerie sur une période de 7 ans».
Mi-juillet dernier, l’État a apporté un soutien financier d’une valeur de 6 milliards de dirhams à la compagnie nationale. Néanmoins, la RAM ne devrait pas obtenir cette somme immédiatement. D’aprèslesEco, la compagnie devra contracter auprès du marché financier, «des crédits avec intérêts d’un montant de 2,6 milliards de dirhams. L’État sera garant au cas où la compagnie serait défaillante au niveau du paiement des échéances du crédit. D’autre part, les 3,4 milliards restants ne seront pas débloqués dans l’immédiat».
Rappelons que la compagnie aérienne avait affichéune perte de 50 millions de dirhams par jour depuis la fermeture des liaisons aériennes au mois de mars dernier, chose qui l’a poussée à entamer un plan d’austérité.
Les syndicats du BPO de France, du Maroc et de Tunisie se réunissent le 21 juin à Casablanca pour débattre de l’IA, de l’emploi et des nouvelles contraintes réglementaires.
El Mehdi El Azhary - 18 juin 2026À Merzouga, experts et décideurs débattent des priorités de l’IA au Maroc, entre souveraineté, accès à la data, cybersécurité et cadre réglementaire.
Ilyasse Rhamir - 18 juin 2026La campagne agricole 2025/2026 au Maroc est marquée par le rebond des fruits rouges, des agrumes et de l’olivier grâce au retour des pluies.
Mouna Aghlal - 18 juin 2026À Merzouga, experts et décideurs identifient les priorités pour accélérer l’IA au Maroc, entre souveraineté, accès à la data, cybersécurité et régulation.
Ilyasse Rhamir - 18 juin 2026À Merzouga, la ministre Amal El Fallah Seghrouchni lance le Rally IA Future Lab, réunissant 1.000 talents pour accélérer l’intelligence artificielle au Maroc.
Ilyasse Rhamir - 17 juin 2026La campagne céréalière 2026 affiche de bons rendements. La production est estimée à 90 millions de quintaux, portée par des pluies abondantes et des mesures de soutien.
El Mehdi El Azhary - 16 juin 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026