Immobilier : une ouverture pour la baisse des prix ?

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Le poids de l’Immobilier dans le PIB et au niveau de l’emploi justifie la multiplication des mesures pour relancer la demande. La direction générale des impôts vient de suspendre le référentiel des prix de l’immobilier. Le reproche qui a été souvent fait à ce référentiel est qu’il ne colle pas aux réalités du marché. En le suspendant, l’administration fiscale octroie donc plus de marge de manœuvre aux opérateurs pour agir sur les prix et écouler leurs stocks. Une baisse des prix couplée à la détente des taux d’intérêt et la ristourne sur les droits d’enregistrement pourraient encourager les ménages à acheter.

Pesant plus de 60 milliards de DH de chiffre d’affaires, le secteur immobilier est l’un des plus durement affectés par la crise sanitaire. Le choc y est plus violent qu’ailleurs parce que le secteur connaissait bien des difficultés avant la pandémie. Toute la chaîne de valeur était quasiment à l’arrêt avec le confinement. L’enquête menée par la CGEM auprès des opérateurs révélait une baisse de 65% du chiffre d’affaires et de 70% de l’emploi.

Des mesures pour relancer la demande

Le poids de l’Immobilier dans le PIB et au niveau de l’emploi traduit la multiplication des mesures pour permettre aux opérateurs de traverser la crise économique. Pour cela, il faut relancer la demande. L’une des dernières mesures concerne la suspension du référentiel des prix de l’immobilier pour toutes les transactions dont les actes ont été établis depuis le début du confinement. L’administration fiscale dispose d’une grille de tarif en dessous duquel les opérateurs ne peuvent descendre. Le reproche qui a été souvent fait à ce référentiel est qu’il ne colle pas aux réalités du marché. En le suspendant, l’administration fiscale octroie donc plus de marge de manœuvre aux opérateurs pour agir sur les prix et écouler leurs stocks. Ils pourraient donc accepter de réduire leur marge pour dynamiser le marché. Elle se situerait autour de 15% dans le social et à 20% dans le moyen et haut standing.

Pour relancer la demande de logement, il faudra agir sur tous les leviers, dont les prix des biens. Par ailleurs, la loi de finances rectificative prévoit une baisse de 50% des droits d’enregistrement. Entre temps, Bank Al-Maghrib a réduit son taux directeur en mars et en juin et espère que les banques vont les traduire dans la tarification des crédits aux entreprises et aux ménages. La conjonction de ces mesures et la reprise de l’économie pourraient relancer l’investissement immobilier des ménages. D’après la Banque mondiale, citée par L’Économiste, un ménage a besoin de 6 à 8 années de revenus pour acquérir un logement moyen haut standing contre en moyenne 3 à 4 dans des pays développés. Le logement représente un poste de dépense très lourd dans le budget des ménages.

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