Tourisme : grand engouement pour les villes de Dakhla et Agadir

image defaut author user

Temps de lecture :

Royal Air Maroc

A
A
A
A
A

Alors que la compagnie aérienne Royal Air Maroc vit une crise étouffante, la demande touristique sur les vols domestiques bat des records. L’engouement des Marocains pour les destinations nationales augmente avec l’assouplissement des mesures de confinement. Les villes de Dakhla (passage à 5 fréquences/semaine dès le 6 juillet) et d’Agadir (4 fréquences/semaine) sont les plus desservies actuellement.

Voilà maintenant une semaine que la Royal Air Maroc (RAM) a repris ses vols domestiques, et le moins que l’on puisse dire est que l’enthousiasme des Marocains pour voyager est bien présent. D’après le journal l’Économiste de ce vendredi 3 juillet 2020, plusieurs destinations connaissent un engouement sans précédent, en particulier la ville de Dakhla. Selon un cadre de la RAM, les vols sont pleins pour cette province du sud.

«Cela s’explique par la qualité de vie dans cette ville balnéaire qui n’a pas été touchée par le Covid-19, la qualité de ses hôtels qui ne sont pas construits en hauteur, le climat tempéré, le bien-être, la densité démographique…», explique-t-il.

Selon l’Économiste, la compagnie augmentera à partir du 6 juillet le nombre de fréquences des villes desservies. Ainsi, le programme prévoit quatre nouvelles lignes au départ et vers Casablanca à raison de 2 fréquences par semaine pour Tétouan, Al Hoceima, Ouarzazate. Trois fréquences par semaine pour Errachidia et une liaison reliant Tétouan à Al Hoceima deux fois par semaine.

La compagnie va aussi augmenter son trafic sur 3 des 4 lignes relancées depuis le 25 juin. Ce qui permettra aux liaisons Casablanca-Laâyoune et Casablanca-Dakhla de passer de 3 fréquences actuellement à 5 à partir du 6 juillet.

Plus de 800 salariés licenciés et des avions immobilisés

La RAM a rendu public ce jeudi son plan de sortie de crise pour faire face à la pandémie du Covid-19. Parmi les mesures envisagées : licenciements de personnel, réduction de la flotte et vente d’avions, rapporte Challenge.

Ainsi, le top management a partagé avec l’UMT/RAM certains scénarios. Il s’agit de la réduction de la flotte, la fermeture de certaines représentations et la réduction de l’effectif de 858 salariés, toutes catégories confondues (180 pilotes, 500 hôtesses et stewards). D’autres postes sont concernés par le licenciement économique, notamment les salariés ayant moins de 3 ans d’ancienneté, soit les nouvelles recrues.

La RAM, qui dit avoir perdu 50 millions de dirhams de chiffre d’affaires depuis le début de la pandémie, envisage également de réduire sa flotte. Au total, une vingtaine d’appareils resteront cloués au sol. Ils resteront immobilisés en attendant la décision de leur cession ou location. La compagnie devra donc opérer avec 38 appareils seulement. Parmi les avions en immobilisation figurent quatre Dreamliners (Boeing 787), 4 Embraer ainsi que des 737.

Soulignons que Abdelhamid Addou, président directeur général de la RAM, avait déclaré lors d’une interview accordée lots du confinement qu’afin de retrouver un réseau et des chiffres comparables à ceux de 2019, il faudra compter sur une période de 36 mois… au minimum.

JEUX Nouveau
🎯 Mot du Jour chargement...

Devine le mot français du jour et apprends son équivalent en Darija 🇲🇦

Appuie sur Entrée pour jouer avec ton essai déjà rempli !

Dernier articles
Les articles les plus lu
Le Maroc est-il en train de devenir le moteur industriel de l’Afrique ?

Premier au classement industriel africain de la Banque africaine de développement, le Maroc cherche désormais à convertir cette avance en croissance durable.

Ilyasse Rhamir - 1 juillet 2026
Transport de marchandises : un bras de fer s’annonce avec le gouvernement

Les syndicats du transport routier de marchandises menacent d'une grève nationale si le gouvernement tarde encore à verser une nouvelle aide au carburant.

El Mehdi El Azhary - 1 juillet 2026
Droits de douane : le Maroc protège davantage son agriculture

Les produits agricoles restent les plus taxés à l’importation, tandis que les équipements industriels bénéficient d’un régime douanier plus favorable au Maroc.

Ilyasse Rhamir - 1 juillet 2026
Pourquoi les Etats-Unis rouvrent-ils la porte à l’OCP ?

Pour le Maroc, et plus particulièrement pour l'OCP, cette dernière avancée illustre la place prise par le groupe dans les grands équilibres agricoles mondiaux.

Rédaction LeBrief - 30 juin 2026
ZLECAf : le Maroc renouvelle son engagement en faveur de l’intégration économique africaine

Le Maroc réaffirme à Abuja son soutien à la ZLECAf et appelle à accélérer l'intégration économique africaine pour stimuler le commerce et l'investissement.

Mouna Aghlal - 30 juin 2026
Stellantis répond à l’offensive chinoise… en s’inspirant de la Chine

Face à la concurrence chinoise, Stellantis redéfinit sa stratégie mondiale et fait du Maroc un hub industriel pour soutenir sa croissance à l'horizon 2030.

Sabrina El Faiz - 30 juin 2026
Voir plus
Le Made in Morocco est-il en danger ?

Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.

Sabrina El Faiz - 14 mars 2026
Viandes, poissons : la danse des prix ramadanesques

Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !

Sabrina El Faiz - 7 mars 2026
Indemnités CNSS 2025 : nouveaux plafonds et conditions d’exonération

Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.

Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025
Pilotage énergétique : pourquoi la data est un levier de compétitivité pour les entreprises ?

Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.

Rédaction LeBrief - 13 mars 2026
Ramadan 1447 : la grande bataille des dattes

Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.

Sabrina El Faiz - 21 février 2026
Crise au Moyen-Orient : vers une hausse de la facture d’électricité au Maroc ?

Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.

El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire