Crédit bancaire : les symptômes du Covid-19 absents à fin mars

Avatar de J.R.Y

Temps de lecture :

BAM : les détails du rapport sur les infrastructures des marchés financiers

A
A
A
A
A

En attendant de visualiser les effets de la pandémie du Covid-19 sur les statistiques monétaires, l’encours du crédit bancaire au secteur privé a atteint 723 milliards de DH à fin mars en hausse 1,6% par rapport à décembre 2019, selon Bank Al-Maghrib. Dans ce contexte, les banques surveillent comme le lait sur le feu les créances en souffrance. Les mesures prises pour sauvegarder le maximum d’entreprises et le pouvoir d’achat des ménages permettront d’amortir le choc, mais n’épargneront pas les banques d’une dégradation de leurs risques.

À fin mars, l’encours du crédit bancaire a augmenté de 5,3% sur un an et est resté stable (+0,2%) par rapport à fin 2019 pour s’établir à 918 milliards de DH selon Bank Al-Maghrib. La physionomie pourrait être bien différente en avril dans la mesure où la production de nouveaux prêts est quasiment arrêtée, les banques étant aujourd’hui concentrées sur l’accompagnement des ménages et des entreprises pour traverser la crise.

Un encours soutenu par le privé

En attendant de visualiser les effets de la pandémie sur les statistiques monétaires, les concours des banques au secteur privé ont, quant à eux, atteint 723 milliards de DH à fin mars en hausse de 6,8% par rapport à mars 2019 et de 1,6% par rapport à décembre 2019. Dans ce compartiment, la croissance est principalement tirée par les opérations des entreprises non financières puisque la croissance des crédits s’affiche à 9,6% sur un an et 2,2% sur trois mois. L’encours s’élève à 375 milliards de DH. Il a dépassé 305 milliards de DH pour les ménages soit une augmentation de 2,8 milliards de DH depuis le début de l’année. Cette croissance est constituée d’une hausse de 0,8% du crédit à l’habitat et une stagnation du crédit à la consommation.

Craintes sur les risques

Les créances en souffrance, elles, ont augmenté de 10,8% sur un an et de 4,4% sur trois mois à 72 milliards de DH. Elles seront très surveillées sur les prochains mois parce que les dégâts causés par la crise actuelle sur l’économie se ressentiront aussi dans les portefeuilles des banques. Les mesures prises pour sauvegarder le maximum d’entreprises et le pouvoir d’achat des ménages permettront d’amortir le choc, mais n’épargneront pas les banques d’une dégradation de leurs risques.

Pour certains observateurs, le chômage augmenterait de plusieurs points et 10000 entreprises, voire plus sont susceptibles de faire faillite cette année.

JEUX Nouveau
🎯 Mot du Jour chargement...

Devine le mot français du jour et apprends son équivalent en Darija 🇲🇦

Appuie sur Entrée pour jouer avec ton essai déjà rempli !

Dernier articles
Les articles les plus lu
Habitat : le financement participatif atteint 31,5 MMDH

Le financement participatif de l’habitat a atteint 31,5 milliards de dirhams fin juin 2026, en hausse de 16,7% sur un an, selon Bank Al-Maghrib.

El Mehdi El Azhary - 11 août 2026
Réserves de carburants : le CESE alerte sur les fragilités structurelles du système marocain

Le CESE alerte sur les failles des réserves de carburants au Maroc et préconise une réforme combinant stocks publics et privés, contrôle renforcé et suivi numérique.

El Mehdi El Azhary - 11 août 2026
Addoha améliore ses revenus de 9% au premier semestre 2026

Le groupe immobilier a réalisé 1,4 milliard de dirhams de chiffre d’affaires au premier semestre 2026, en hausse de 9% sur un an. Les préventes ont progressé à 5.557 unités.

Rédaction LeBrief - 11 août 2026
Centres d’appels : le Maroc doit-il s’inquiéter ? Interview

La France ferme la porte au démarchage téléphonique, inquiétant au passage de nombreux centres d’appels. Au Maroc, qui risque d’en payer le prix ? Réponse d’un spécialiste.

Sabrina El Faiz - 11 août 2026
DGI : le 1er septembre 2026, échéance clef des obligations fiscales

La DGI rappelle l’échéance du 1er septembre 2026 pour plusieurs obligations fiscales. Qui est concerné et quelles démarches seront à effectuer avant la date butoir ?

Rédaction LeBrief - 11 août 2026
Aides au cheptel : le ministère défend le ciblage du dispositif

Le ministère de l’Agriculture défend les aides au cheptel, alors que 160.000 bénéficiaires n’ont pas perçu la deuxième tranche et que le débat sur les importations persiste.

Ilyasse Rhamir - 11 août 2026
Voir plus
Le Made in Morocco est-il en danger ?

Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.

Sabrina El Faiz - 14 mars 2026
Viandes, poissons : la danse des prix ramadanesques

Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !

Sabrina El Faiz - 7 mars 2026
Indemnités CNSS 2025 : nouveaux plafonds et conditions d’exonération

Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.

Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025
Pilotage énergétique : pourquoi la data est un levier de compétitivité pour les entreprises ?

Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.

Rédaction LeBrief - 13 mars 2026
Ramadan 1447 : la grande bataille des dattes

Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.

Sabrina El Faiz - 21 février 2026
Crise au Moyen-Orient : vers une hausse de la facture d’électricité au Maroc ?

Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.

El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire