Aller au contenu principal

Comité de veille économique : l'heure est à la réflexion

Le Comité de veille économique (CVE) se réunit ce mardi sous la présidence du ministre de l’Économie, des Finances et de la réforme de l’administration, Mohamed Benchaâboun. De nouvelles mesures sont attendues en marge de ce rendez-vous qui verra le CVE présenter l’évolution des agrégats économiques, sectoriels et financiers depuis le déclenchement de la crise. Le coût total des charges pourrait nécessiter une loi de finances rectificative.

Par Mohamed Laabi, Publié le 14/04/2020 à 11:50, mis à jour le 14/04/2020 à 13:28
Teaser Media
Benchaaboun

L’année 2020 est synonyme de cauchemar pour l’économie nationale. La pandémie du Covid-19, amplifiée par la confirmation d’une deuxième année de sécheresse, a eu des répercussions dévastatrices sur le développement économique du pays. Dans ces conditions, les prévisions du taux de croissance sont en baisse pour la totalité des institutions et des agences de notation. Dans son dernier rapport intitulé «Économie nationale et marchés de taux face aux enjeux du Covid-19 et de la sécheresse», CDG Capital estime que le taux de croissance devrait ralentir en 2020 pour ne pas dépasser 1%, et ce dans le meilleur des scénarios, rapporte le quotidien Le Matin ce mardi.

«Dans ce contexte exceptionnellement difficile, la gravité de l’impact sur l’économie nationale dépend, dans une large mesure, de la durée de cette crise sanitaire et de la profondeur de ses séquelles, aussi bien sur le système productif que la stabilité du système monétaire et financier national», estiment les analystes de CDG Capital dans leur dernière étude, qui s’est basée sur le plan de soutien retenu par le Comité de veille économique (CVE), dont les solutions portent sur une période de 4 mois (allant de mars à juin).

Pour la banque d’affaires, les séquelles du blocage du système productif auront des effets sur la qualité du portefeuille des crédits des banques nationales qui devraient assister à une hausse des créances en souffrance, rapporte Les Inspirations éco ce mardi. Face à un déficit de plus en plus grand, les banques seront dans l’obligation de recourir à la banque centrale pour combler les besoins structurels en liquidité. Ce point sera probablement abordé par le CVE ce mardi.

 

Recours à une Loi de Finances rectificative ?

La réunion du CEV devrait donner quelques indications sur les prévisions économiques gouvernementales. Le dossier d’une Loi de Finances rectificative est à nouveau au-devant de la scène économique. Le journal L’Économiste estime que si la Loi de Finances rectificative a été écartée à ce jour, le gouvernement pourrait l’envisager si la situation économique se détériore encore plus. Au parlement, des voix se sont levées au sein des partis politiques appelant à adopter cette loi afin de geler une partie du budget de l’investissement.

Pour les analystes de la CDG, l’exercice est «très laborieux en raison de la diffi­culté à chiffrer l’impact du choc. La durée de la crise reste aussi une grande inconnue et complique toute prévision».  L’objectif étant de réfléchir à la meilleure façon de maintenir une stabilité financière et d’anticiper l’après Covid-19. Les dons au Fonds Covid-19 vont permettre d’amortir le choc, mais le trésor pourrait tout de même être très actif sur le marché domestique et international pour financer le déficit, rapporte L’Économiste.

Rappelons que le Comité se compose de huit membres du gouvernement, de Bank Al-Maghrib, du GPBM, de la CGEM et de la Fédération des chambres du commerce, de l’industrie et des services et celle des chambres de l’artisanat. Créé mi-mars, il a déjà instauré plusieurs mesures d’appui aux entreprises les plus touchées, notamment en matière de fiscalité.

Augmentation importante de la charge de compensation à fin mai

Dans une note récemment publiée, la Trésorerie générale du royaume (TGR) a indiqué, qu’à fin mai 2020, le montant de la charge de compensation s’élève à 6,3 milliards de DH (MMDH) au lieu de 3,07 MMDH...

Risques en finance : une histoire de casino ?

Les marchés financiers sont souvent comparés à des casinos. Ce parallèle a été fait pour la première fois par John Maynard Keynes et est encore aujourd’hui repris dans les médias. L’effet casino a une...

Finances publiques : un déficit budgétaire de 24,6 MMDH à fin mai

La situation des charges et ressources du Trésor dégage un déficit budgétaire de 24,6 milliards de DH (MMDH) pour les cinq premiers mois de cette année, contre un déficit de 23,3 MMDH à fin mai 2020. ...

Marché financier international : l'OCP lève avec succès 1,5 milliard de dollars

Dans un communiqué récemment publié, l’Office chérifien des phosphates (OCP) a annoncé avoir réuni une émission obligataire sur les marchés internationaux. Ainsi, conformément à l’autorisation de son ...

La Banque mondiale révise la croissance du Maroc à la hausse

La croissance du PIB du Maroc devrait atteindre 4,6% en 2021, selon les dernières projections de la Banque mondiale. «Au Maroc, la production devrait rebondir à 4,6% en 2021 sous l'effet de plusieu...

Innovation et entrepreneuriat : le CAM et l'UM6P partenaires

Le groupe Crédit Agricole du Maroc (CAM) et l'Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) ont signé, mercredi, deux conventions de partenariat pour développer l'innovation et l'entrepreneuriat au Maro...