Temps de lecture : 4 minutes


Les institutions financières internationales soutiennent le Maroc

Temps de lecture : 4 minutes

Catégorie Économie , Gros plan

Temps de lecture : 4 minutes

Le Maroc a tiré les 3 milliards de dollars de sa ligne de précaution et de liquidité (LPL) mis à sa disposition par le Fonds monétaire international (FMI). D’un autre côté, la Banque européenne d’investissement (BEI) a annoncé mercredi son soutien au secteur privé marocain pour faire face aux effets de la pandémie du Covid-19. Le montant alloué à cette aide est estimé à 440 millions d’euros.

Temps de lecture : 4 minutes

Afin de faire face à l’impact du coronavirus sur son économie, le Maroc a dû puiser pour la première fois dans la ligne de précaution et de liquidité (LPL) mise à sa disposition par le FMI. Le royaume a ainsi tiré mardi la somme de 3 milliards de dollars, remboursable sur 5 ans assortis d’une période de grâce de 3 ans. Un retrait qui servira essentiellement au financement de la balance des paiements.



Dans une déclaration à l’Économiste, ce jeudi, Fouzia Zaaboul, directrice du Trésor au sein du ministère de l’Économie et des Finances, précises que «ces 3 milliards de dollars ne seront pas affectés au financement du déficit budgétaire, ils ne seront donc pas comptabilisés dans la dette publique. Ils seront portés au bilan de Bank Al-Maghrib». Dans un communiqué, la banque centrale affirme que ce tirage contribuera à atténuer l’impact de cette crise sur l’économie et maintenir les réserves de changes à un niveau adéquat à même de consolider la confiance des investisseurs étrangers et des partenaires dans l’économie nationale.



Une chose est sûre, le gouvernement n’a eu recours à cette somme qu’après avoir réfléchi longuement aux conséquences du coronavirus sur sa balance commerciale et économique. Dans son éditorial du jour, Aujourd’hui le Maroc souligne que «personne ne sait aujourd’hui combien de temps cette crise va durer, les responsables marocains veulent éviter un scénario catastrophe dans les semaines et mois à venir en jouant la carte de la LPL dès maintenant sans attendre encore plus».



Le Maroc dispose toujours de la possibilité de recourir aux emprunts extérieurs pour lesquels le gouvernement a obtenu cette semaine le déplafonnement du seuil (31 milliards de dirhams), ainsi que de la ligne de crédits négociés avec la Banque mondiale.



 



La BEI prête main-forte au secteur privé



Après le FMI, c’est la Banque européenne d’investissement (BEI) qui fait confiance à l’économie marocaine. Ce mercredi, la BEI a exprimé son soutien au secteur privé à travers la mise à disposition de lignes de crédit, dont l’encours s’élève à ce jour à 440 millions d’euros, rapporte le quotidien Le Matin dans son édition du jeudi 9 avril 2020.



La BEI affirme que «ces lignes de crédit dédiées au financement du secteur privé seraient en mesure d’apporter les fonds de roulement et les liquidités nécessaires aux entreprises pour continuer leur activité». Elle se dit «prête à renforcer encore son soutien et son expertise au secteur de la santé pour l’acquisition du matériel médical nécessaire et également le renforcement des infrastructures sanitaires».



 



L’hypothèse de «coupes budgétaires» en discussions



Mohamed Benchaâboun, ministre de l’Économie et des Finances, a indiqué en début de semaine aux députés qu’il existe actuellement un débat juridique pour trouver une issue aux coupes budgétaires. Le sujet était au programme du Conseil de gouvernement lundi dernier avant d’être écarté à la dernière minute. Il semblerait que le gouvernement souhaite d’abord trouver un consensus et une large adhésion autour de cette question avant de passer à l’acte. En attendant, les responsables gouvernementaux se contentent du décret sur le dépassement du plafond des financements extérieurs.


CRI

Charte de l’investissement : le soutien étatique fixé

Encourager l'acte d'investir. C'est le but ultime de la nouvelle Charte de l'investissement dont l'exécutif a amorcé la mise en œuvre à travers un premier décret d'application adop…
Viandes rouges : des mesures pour contrer la flambée des prix

Viandes rouges : des mesures pour contrer la flambée des prix

Ces deux dernières semaines, les prix de la viande rouge sont montés en flèche au Maroc. Dans les abattoirs, le prix de la viande ovine varie entre 90 et 100 DH le kilogramme (kg) …
Crise économique : le FMI évalue la performance du Maroc

Crise économique : le FMI évalue la performance du Maroc

La sécheresse et les conséquences économiques de l'invasion russe en Ukraine ont affecté l'économie marocaine en 2022. Malgré les efforts déployés par le gouvernement pour remédier…
SCRT : amélioration des recettes fiscales et non fiscales à fin décembre

SCRT : amélioration des recettes fiscales et non fiscales à fin décembre

Le ministère de l'Economie et des Finances vient de publier un document sur la situation des charges et ressources du Trésor (SCRT) au titre du mois de décembre 2022. Le document f…
Maroc-Espagne : un forum économique aux attentes majeures

Maroc-Espagne : un forum économique aux attentes majeures

Ayant presque le statut d’un sommet, la réunion de haut niveau (RHN) entre le Maroc et l’Espagne se tiendra les 1ᵉʳ et 2 février 2023 à Rabat, avec une représentation importante de…
Économie nationale en 2023 : quelles perspectives de reprise ?

Économie nationale en 2023 : quelles perspectives de reprise ?

Les perspectives économiques nationales pour 2023 tiennent compte d'un environnement international fortement contraignant. Cet environnement est notamment marqué par la poursuite d…
Tourisme : le Maroc rayonne !

Tourisme : le Maroc rayonne !

Les objectifs du Maroc en matière de tourisme durable se concrétisent. Le prestigieux magazine espagnol, Viajar, a désigné le Royaume comme "meilleure destination durable émergente…
Entreprises au Maroc : quels enjeux économiques ?

Entreprises au Maroc : quels enjeux économiques ?

La loi de Finances pour l’année 2023 (LF 2023) prévoit plusieurs changements fiscaux. La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a tenu, le 18 janvier, son Conseil n…