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Budget : de légers ajustements

L’idée d’une suspension de certaines dépenses publiques a semé la panique dans le milieu des affaires ce week-end, au point de pousser le ministre des Finances à se rétracter. La commande publique représente 25% du PIB et en surseoir une partie aurait accentué l’effet de la crise. En revanche, le déplafonnement des emprunts extérieurs sera acté lors du conseil de gouvernement de ce lundi pour plus de marge de manœuvre dans la mobilisation de ressources pour faire face aux dépenses exceptionnelles liées à la crise.

Par J.R.Y, Publié le 06/04/2020, mis à jour le 06/04/2020
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Budget : de légers ajustements

Durant le week-end, l’ordre du jour du conseil de gouvernement de ce lundi a été largement modifié, rapportent plusieurs médias. L’idée d’une suspension de certaines dépenses publiques a semé la panique dans le milieu des affaires au point de pousser le ministre des Finances à se rétracter. N’étaient pas concernées par ces coupes budgétaires, les dépenses de santé, celles liées à la gestion de la pandémie Covid-19, les dépenses de sécurité, les dépenses d’investissement et de fonctionnement à caractère urgent…

 

Préserver le PIB

La commande publique représente plus de 25% du PIB estime Ecoactu. Ajourner les dépenses publiques aurait accentué l’effet de la crise. La croissance ne devant pas dépasser 2% selon les prévisions les plus optimistes. Des milliers d’entreprises dépendent exclusivement des marchés publics. C’est une grande fragilité et l’arrêt, même temporaire d’une partie de la commande publique, aurait contribué à accentuer leurs difficultés. Par ailleurs, en raison de l’urgence sanitaire, l’on assiste à la dématérialisation accélérée de certaines procédures pour ne pas pénaliser les adjudicataires des marchés publics notamment en termes de délais de paiement.

Le deuxième sujet phare du conseil n’a, lui, pas changé. Il s’agit du déplafonnement des emprunts extérieurs. Le Trésor était autorisé à mobiliser jusqu’à 31 milliards de DH à l’étranger. Le déplafonnement va permettre d’augmenter les capacités de levées de fonds à l’extérieur. En regardant le coût du dernier emprunt à l’international (1,5%), cela peut s’avérer une bonne chose. Sachant que les agences de notation ont toutes confirmé la notation du Maroc là où elles ont dégradé celles d’autres pays.


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