Crédits : les entreprises font mieux que les banques

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Les entreprises font mieux que les banques

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Au dernier pointage, les très petites entreprises (TPE) sont réglées en moyenne en 212 jours. Pour une petite structure, des délais aussi longs sont explosifs. Le patron d’Attijariwafa bank a exhorté les grandes entreprises et les petites et moyennes entreprises (PME) a plus de responsabilités envers les TPE, en matière de délai de paiement. Selon une étude d’Inforisk, publiée par L’Économiste, 72% des entreprises règlent leurs fournisseurs en retard. Le crédit interentreprises a atteint 392 milliards DH. L’encours est plus important que les crédits bancaires aux entreprises non financières.

L’encours des crédits bancaires aux entreprises non financières s’est chiffré à 367 milliards de DH à fin 2019. Mais, les banques ne détiennent pas le plus gros encours. Devant, les entreprises sont, malgré elles, les premiers financeurs de l’économie avec des crédits interentreprises qui culminent à 392 milliards de DH, selon les derniers chiffres. Les TPE paient un lourd tribut de la dégradation des comportements de paiement sur le marché. Malheureusement, rien ne semble inverser la tendance puisqu’elles continuent d’être payéestrès en retard.

Les retards de paiement saignent les TPE

Au dernier pointage, elles sont réglées en moyenne en 212 jours. Pour une petite structure, des délais aussi longs sont explosifs. Lors de la conférence de présentation des résultats annuels, le patron d’Attijariwafa bank a exhorté les grandes entreprises et les PME a plus de responsabilités envers les TPE en matière de délai de paiement. Selon une étude d’Inforisk, publiée par L’Économiste, 72% des entreprises règlent leurs fournisseurs en retard. C’est dire que si les amendes sont mises en place aujourd’hui, toutes ces sociétés devraient passer à la Caisse. Le tiers des entreprises accuse plus de 120 jours de retard. En revanche, 29% des sociétés honorent leur facture dans les délais.

Principales victimes de ces retards

Parmi les secteurs les plus affectés par les mauvaises pratiques, il y a les services aux entreprises, les télécommunications et la construction. Les délais frôlent ou dépassent 200 jours ! Le problème pour les TPE est qu’elles doivent composer avec des délais fournisseurs moins importants. Autrement dit, elles sont, à chaque fois, dans une position de prêteur, alors que les grandes entreprises qui, elles, ont des alternatives pour pallier la tension sur leurs trésoreries, sont régulièrement en position d’emprunteur. L’écart entre les délais clients et fournisseurs pour les TPE représente 91 jours. D’après une simulation de Bank Al-Maghrib, la normalisation des délais de paiement permettrait un rapatriement de 13 milliards de DH de trésorerie pour les TPE et 17 milliards de DH pour les PME.

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