Les choses sérieuses commencent pour la CGEM

Jules Raoul Yimcthi

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Les choses sérieuses commencent pour la CGEM

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Après l’élection de Chakib Alj et Mehdi Tazi à la présidence de la CGEM, le binôme devra se mettre rapidement au travail. La contribution de l’organisation patronale au débat sur le modèle de développement est très attendue. Après tout, son objectif est la recherche d’une croissance robuste, durable et créatrice d’emplois. Une priorité sera accordée aux PME-PMI.

À la sortie d’une période agitée marquée par de nombreuses dissensions, la CGEM s’est trouvée un nouveau leader en la personne de Chakib Alj, patron de la Société Nouvelle des Moulins du Maghreb. Il assurera la présidence de l’organisation patronale avec Mehdi Tazi, ancien PDG de Saham Assurance et actuel PDG de Beassur Marsh. Le Roi a adressé un message au nouveau président de la CGEM, exprimant ses félicitations pour la confiance dont il a joui pour diriger cette instance économique, indique notre confrère LesEco.

Très vite, le binôme devra se mettre au travail. Les chantiers sont nombreux comme le rappelle L’Économiste. «Le mandat du nouveau patron des patrons ne sera pas de tout repos. Il coïncide avec le chantier amorcé par la Commission spéciale pour le nouveau modèle de développement qui devrait rendre sa copie l’été prochain», relève le quotidien. La contribution de la CGEM au débat est très attendue. Après tout son objectif est la recherche d’une croissance robuste, durable et créatrice d’emplois. «Il faut lever les freins au développement de nos entreprises à savoir l’accès au financement, les délais de paiement, l’ouverture à l’international, la mise à niveau de nos entreprises. Il faut intégrer la révolution numérique, tendre vers une économie plus solidaire, économiquement efficace, sans oublier la parité», a exposé Chakib Alj lors de l’assemblée générale élective. Une priorité sera accordée aux PME-PMI.

Pour L’Economiste, l’un des challenges sera d’activer la préférence nationale au profit de l’entreprise marocaine et de veiller à ce que les 30% de la commande publique promis par le gouvernement soient effectivement réservés auxPME, aux auto-entrepreneurs et aux coopératives. Par ailleurs, Mehdi Tazi propose la mise en place d’un fonds de soutien aux exportations. Des pays comme la Turquie, la Chine, la France… ne s’en privent pas, rappelle-t-il. Le programme du binôme s’articule autour de quatre blocs rappelle Aujourd’hui le Maroc dont la levée des contraintes qui pèsent sur les entreprises, notamment les structures qui opèrent dans l’industrie. L’ouverture sur des entreprises sur de nouveaux marchés avec la mise en place de dispositifs efficaces à l’export constitue un autre axe majeur. Pour améliorer la compétitivité des entreprises, le binôme veut peser dans les discussions sur les prochaines Lois de Finances pour une politique fiscale plus favorable à l’entreprise.

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