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Carburant : de nouvelles révélations incendiaires

Le dossier des hydrocarbures est de retour sur les unes des médias marocains ce 18 octobre. Au parlement, le député du parti de l’Istiqlal, Mohamed Al Hafid a souligné le lundi 14 octobre que la hausse des prix de carburants est due principalement à la fermeture de l’usine La Samir.

Par Mohamed Laabi, Publié le 18/10/2019, mis à jour le 30/12/2019
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S’adressant au gouvernement de Saad Dine El Otmani, le député parlementaire a accusé le gouvernement d’être responsable de cette crise : « La vraie responsabilité est la vôtre. Il faut une vraie volonté politique, La Samir est le seul moyen de faire face à la hausse des prix du carburant », rapporte le quotidien Al Massae dans son édition du 18 octobre 2019.

 

De son côté, Aziz Rabbah, ministre de L’Énergie, des Mines et de l’Environnement a déclaré que la porte reste ouverte à toutes les parties qui souhaiteraient acquérir des actions à La Samir conformément aux conditions que prévoit la loi dans ce sens. Le ministre a rappelé que le gouvernement a récemment accrédité une dizaine d’entreprises dans le cadre du respect de la concurrence et l’ouverture du marché, rapporte la même source.

 

Des révélations-chocs

 

Il faut lire le tirage du quotidien L’Économiste du 18 octobre 2019 pour comprendre toutes les ramifications de ce dossier. Ce dernier révèle que le conseil de la concurrence est convaincu d’une concertation collective entre les pétroliers. Le régulateur relève une infraction de l’article 6 de la loi sur la liberté des prix et de la concurrence, celle-ci interdit « l’existence d’une décision d’association d’entreprises et de pratiques concertées dans la fixation des prix du carburant ».

 

Le conseil de la concurrence affirme ne pas fermer toutes les portes de négociations avec les pétroliers : « Nous restons ouverts à un accord transactionnel si un opérateur en fait la demande. La loi prévoit cette mesure pour l’organisme ou l’entreprise qui ne conteste pas les griefs notifiés. Mais nous sommes prêts à appliquer le droit pour ceux qui veulent se maintenir dans une procédure contentieuse », affirme une source de L’Économiste.

 

Après avoir été notifiés par le régulateur, les pétroliers disposaient de deux mois pour faire un retour. Ce délai est arrivé à terme le 23 juillet dernier. Les pétroliers n’écartent pas un recours devant la cour d’appel administrative de Rabat.

 

« Nous avons contesté les accusations portant sur les pratiques concertées sur les prix. Pas question de négocier un accord transactionnel avec le conseil. Aucune compagnie n’en a pris l’initiative », déclare une autre source de média francophone.  

 

Rappelons que le rapport parlementaire sur les prix des hydrocarbures, publié en mai 2018, continue de faire couler beaucoup d’encre. S’il a relevé que l’augmentation des subventions sur les produits pétroliers et la libéralisation du secteur a fait profiter l’État d’une épargne de 35 milliards de dirhams par an, aucune modification dans les marges bénéficiaires n’a été faite par les propriétaires et gestionnaires des stations d’essence. Une situation agaçante pour les citoyens qui voient leur pouvoir d’achat menacé dans cette affaire.

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