Finances publiques : le gouvernement n’a plus droit à l’erreur

A
A
A
A
Un seul sujet a été al’ordre du jour du conseil de gouvernement ce mardi, la loi de finances 2020. Le ministre des finances a fait lepoint sur l’exécution du budget 2019 après six mois. «Le gouvernement est décidé à respecter les délais constitutionnels, s’agissant du dépôt au Parlement du PLF 2020 avant le 20 octobre prochain», a affirmé El Khalfi lors de la conférence de presse d’après conseil, des propos relayés par nos confrères du le360.
À fin juin, le déficit budgétaire s’est établi à 21,8 milliards de DH. Sur l’ensemble de l’année, il devrait représenter 3,7% du PIB, au même niveau que l’année dernière. La trajectoire du déficit budgétaire à court terme avec une baisse à 3% du PIB à l’horizon 2022 est l’un des arguments qui ont soutenu le relèvement de la perspective de la notation du Maroc auprès de Standard&Poor’s, rapporte L’Économiste.
Différentes causes pour le déficit budgétaire
Le ralentissement de la croissance a des effets sur la performance des rentrées fiscales. Toutefois, la progression est plus soutenue qu’à la même période l’année dernière puisque ces recettes étaient en hausse de 4,5% à fin juin 2019 contre 1% un an auparavant. En revanche, les recettes non fiscales ont chuté de 57% en raison notamment d’un versement exceptionnel de 24 milliards de DH enregistré au premier semestre 2018. En neutralisant cet impact, la variation est tout autre.
Ce qui est sûr c’est que la cession d’une partie du capital du Maroc Telecom a renfloué les caisses de l’État. D’autres cessions d’actifs sont prévues d’ici 2022. Ces opérations soulèvent différentes critiques. En attendant le redressement de la croissance et la mise en œuvre des recommandations des dernières assises sur la fiscalité notamment en ce qui concerne l’élargissement de l’assiette de l’impôt, c’est un moyen de soutenir les finances publiques.
Les recettes des comptes spéciaux du Trésor ont atteint 47,4 milliards de dirhams, soit 20% des ressources globales de l’Etat. SelonLes Inspirations Eco, elles ont été réalisées à hauteur de 55,7% des prévisions de la loi de Finances.
Mais, le solde négatif des comptes publics provient de dépenses toujours aussi lourdes. Elles ont augmenté de 11% pour atteindre 122 milliards de DH à fin juin. Sur le train de vie de l’Etat, les dépenses se sont élargies de 3,7% dont une hausse de 2,3% des charges de personnel. La principale différence au niveau des dépenses ce premier semestre s’est faite au niveau de la compensation. Les subventions ont plus que doublé par rapport au six premiers mois de 2018 à 10 milliards de DH. La montée du cours des matières premières aura pesé. L’Etat a poursuivi son effort d’investissement avec un montant de 32 milliards de DH engagé entre janvier et juin. Cela représente 44% du montant budgétisé pour l’ensemble de l’année.
Après une déviation de la trajectoire récemment, le gouvernement n’a plus droit à l’erreur pour atteindre l’objectif de 3% de déficit budgétaire à court terme.
Les syndicats du BPO de France, du Maroc et de Tunisie se réunissent le 21 juin à Casablanca pour débattre de l’IA, de l’emploi et des nouvelles contraintes réglementaires.
El Mehdi El Azhary - 18 juin 2026À Merzouga, experts et décideurs débattent des priorités de l’IA au Maroc, entre souveraineté, accès à la data, cybersécurité et cadre réglementaire.
Ilyasse Rhamir - 18 juin 2026La campagne agricole 2025/2026 au Maroc est marquée par le rebond des fruits rouges, des agrumes et de l’olivier grâce au retour des pluies.
Mouna Aghlal - 18 juin 2026À Merzouga, experts et décideurs identifient les priorités pour accélérer l’IA au Maroc, entre souveraineté, accès à la data, cybersécurité et régulation.
Ilyasse Rhamir - 18 juin 2026À Merzouga, la ministre Amal El Fallah Seghrouchni lance le Rally IA Future Lab, réunissant 1.000 talents pour accélérer l’intelligence artificielle au Maroc.
Ilyasse Rhamir - 17 juin 2026La campagne céréalière 2026 affiche de bons rendements. La production est estimée à 90 millions de quintaux, portée par des pluies abondantes et des mesures de soutien.
El Mehdi El Azhary - 16 juin 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026