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Plus de 1 000 personnes arrêtées en Égypte après les manifestations

Les autorités égyptiennes ont arrêté plus de 1 000 personnes, ont déclaré ce mercredi deux groupes de défense des droits de l’homme, après les manifestations de la semaine dernière contre le régime du président Abdel Fattah al-Sissi.

Par Nora Jaafar, Publié le 25/09/2019 à 15:31, mis à jour le 30/12/2019 à 20:25
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Le Centre égyptien des libertés et des droits de l’homme a déclaré que 1 003 personnes ont été interpellées ces derniers jours, tandis que le Centre égyptien des droits économiques et sociaux a signalé 1 298 arrestations, dont plusieurs figures emblématiques de la résistance et de l’opposition.

 

Hazem Hosny, professeur de sciences politiques à l’Université du Caire, a été arrêté mardi soir devant son domicile, a déclaré son avocat Tarek al-Awadi sur Facebook. Hosny, de nationalité française, était le porte-parole de l’ancien chef d’état-major militaire égyptien Sami Anan, qui a été emprisonné après avoir tenté de se présenter contre Sissi aux élections présidentielles de l’année dernière. Le professeur a beaucoup critiqué cette semaine le dirigent égyptien sur les réseaux sociaux.

 

Hassan Nafaa, un autre intellectuel éminent qui enseigne les sciences politiques à l’Université du Caire, a également été appréhendé, indique sa famille. Lui aussi a dénoncé la politique autoritaire de Sissi. Nafaa a déclaré plus tôt cette semaine à l’AFP que l’image de Sissi en tant que « sauveur de l’Égypte des Frères musulmans... c’est complètement effondrée ».

 

Pour rappel, en juillet 2013, Sissi a dirigé la destitution militaire du président des Frères musulmans, Mohamed Morsi. Il a banni par la suite les protestations et a instauré une loi anti-manifestation. Depuis la semaine dernière, la présence sécuritaire s’est renforcée autour de l’emblématique place Tahrir du Caire — l’épicentre du soulèvement de 2011 qui a renversé le dirigeant autocrate Hosni Moubarak — et d’autres villes rebelles. L’AFP a en effet rapporté que la police arrêtait et fouillait les gens près de la célèbre place pour vérifier leurs téléphones portables.

 

Les manifestations de la semaine dernière ont fait suite à un appel lancé par Mohamed Aly. L'homme d’affaires égyptien exilé en Espagne, accuse Sissi de corruption et réclame sa destitution. Aly a demandé à ses concitoyens d’organiser de nouvelles protestations ce vendredi.

 

La liste croissante des arrestations comprend trois journalistes détenus pour avoir relayé les manifestations et Mahienour El-Massry, avocat défenseur des droits de l’homme. L’Égypte a également été la cible de critiques de la part de groupes de défense des droits de l’homme pour avoir bloqué l’accès à Internet à plusieurs applications, dont Facebook et Messenger, et à des sites d’information tels que la BBC.

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