TGR : allègement du déficit budgétaire à fin mars

Avatar de Khadija Shaqi

Temps de lecture :

Trésorerie générale du Royaume

A
A
A
A
A

Sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, la situation des charges et ressources dégagées par la Trésorerie générale du Royaume (TGR) montre un déficit budgétaire de 2,1 milliards de DH (MMDH) à fin mars 2022. Ce dernier était de 8 MMDH un an auparavant. Les recettes ordinaires ont progressé de 21,1%, tandis que les dépenses ordinaires ont évolué de 16,1% a fin mars dernier. Le point sur le bulletin mensuel des statistiques des finances publiques, publié par la TGR.

La Trésorerie générale du Royaume (TGR) a publié, le 12 avril 2022, son Bulletin mensuel de statistiques des finances publiques (BMSFP) de mars 2022. De facto, les émissions relatives aux dépenses de la compensation ont été de 10 milliards de DH (MMDH) à fin mars. Cela représente une hausse de 164,9%, comparée à la même période de 2021.

Concernant l’évolution de la structure des dépenses du budget général, entre fin mars 2021 et fin mars 2022, elle montre une baisse de la part des dépenses de personnel, des dépenses d’investissement et des intérêts de la dette, conjuguée à la hausse de la part des dépenses de matériel et des remboursements, dégrèvement et restitutions fiscaux, ainsi que des émissions de la compensation.

Par ailleurs, les recettes ordinaires ont été réalisées à hauteur de 30,1% des prévisions de la loi de Finances à fin mars. Ainsi, les dépenses ordinaires ont été exécutées pour 28,3% et les dépenses d’investissement ont été émises pour 25,1%, indique le bulletin.

Lire aussi :Conjoncture internationale : l’économie nationale s’en sort bien

La hausse des recettes nettes de la fiscalité domestique de 28,4%

En ce qui concerne les recettes nettes de la fiscalité domestique, la hausse a été de 28,4%, compte tenu des dégrèvements, remboursements et restitutions fiscaux. Ils ont été supportés par le budget général avec un budget de 3.598 millions de DH (MDH) à fin mars 2022, contre 2.402 MDH un an auparavant.

En effet, l’Impôt sur les sociétés (IS) a enregistré une hausse de 80,5%, étant donné que les restitutions ont été de 35 MDH à fin mars 2022, contre 46 MDH un an auparavant. Pourles recettes des Impôts sur le revenu (IR), prélevés par la Direction des dépenses de personnel (DDP), elles ont enregistré une augmentation de 2,9%.

À propos des remboursements de TVA à l’intérieur (y compris la part supportée par les collectivités territoriales), ils ont été de 4.957 MDH à fin mars 2022, soit une baisse de 17,5%. Mohamed Rahj,fiscaliste et ancien président de l’Université Hassan 1er de Settat, explique que«c’est une nette amélioration, même si certains aspects ont enregistré une diminution au niveau des recettes nettes, parce que tout simplement a repris un engagement de rembourser certaines dettes vis-à-vis des sociétés». Il ajoute aussi que «les recettes vont augmenter sensiblement à partir du mois d’avril, si jamais cette crise internationale ne s’arrête pas».

Lire aussi :TGR : 36,6 MMDH de recettes fiscales en février 2022

Dépenses ordinaires et d’investissement: une augmentation de 16,1% et de 9,9%

Selon le bulletin de la TGR, le taux d’engagement global des dépenses calculé est de 32%. Au sujet des dépenses ordinaires, la hausse de 16,1% enregistrée provient principalement de l’augmentation des dépenses de biens et services, des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux et des émissions de la compensation. De fait, le montant global des remboursements de TVA à l’intérieur et à l’importation est de 4.962 MDH à fin mars.

Quant aux dépenses d’investissement émises, un accroissement de 9,9% a été enregistré, en passant de 20 MMDH à fin mars 2021 à 22 MMDH à fin mars 2022. Cela est dû à l’élévation des dépenses des ministères et des charges communes.

Lire aussi :TGR : légère amélioration des finances publiques

Trésor: un solde ordinaire négatif de 176 MDH

Eu égard à la base des recettes encaissées et des dépenses émises, l’exécution de la loi de finances met l’accent sur le solde ordinaire enregistré cette année, qui est de 176 MDH contre 2.830 MDH un an auparavant. A posteriori, un déficit du Trésor de 2,1 MMDH, compte tenu d’un solde positif de 20 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’État gérés de manière autonome (SEGMA), contre un déficit du Trésor de 8 MMDH à fin mars 2021.

En effet, l’amélioration du solde ordinaire et du déficit est liée principalement aubilan positif des comptes spéciaux du trésor et des SEGMA, explique l’expert en fiscalité. Il souligneégalementqu’«avec toutes les circonstances actuelles, notamment ce qui se passe à cause du conflit entre la Russie et l’Ukraine, c’est un très bon comportement au niveau nationalpour les trois premiers mois de l’année 2022».

JEUX Nouveau
🎯 Mot du Jour chargement...

Devine le mot français du jour et apprends son équivalent en Darija 🇲🇦

Appuie sur Entrée pour jouer avec ton essai déjà rempli !

Dernier articles
Les articles les plus lu
CGEM : le patronat marocain veut renforcer son rôle dans le développement économique ivoirien

La CGEM renforce son engagement en Côte d’Ivoire avec une délégation de 100 entreprises marocaines, visant des partenariats et investissements liés au PND 2026-2030.

El Mehdi El Azhary - 9 juillet 2026
Tanger accueille les Régionales de l’investissement pour accélérer les projets des TPME

CRI, Maroc PME, Tamwilcom et l’État renforcent leur coordination pour accélérer l’investissement, soutenir les TPME et consolider la dynamique industrielle du Maroc.

Mouna Aghlal - 9 juillet 2026
Casablanca : recul des prix de la viande bovine au marché de gros

A Casablanca, les prix de la viande bovine ont reculé de trois dirhams le kilo au marché de gros entre le 1er et le 8 juillet. La viande ovine baisse aussi légèrement.

Rédaction LeBrief - 8 juillet 2026
Le Maroc, nouvel « État connecteur » dans un monde fragmenté ?

Le Maroc, nouvel « État connecteur », tire profit des recompositions économiques mondiales, mais doit renforcer la productivité pour maintenir sa croissance. Les détails.

El Mehdi El Azhary - 8 juillet 2026
Casablanca accueille trois grands salons internationaux dédiés au plastique, à l’emballage et au recyclage

FEIP 2026, PACK EXPO et Global Green Plast réuniront à Casablanca plus de 320 exposants de 32 pays pour promouvoir innovation, recyclage et industrie durable.

Mouna Aghlal - 8 juillet 2026
Peugeot 308 : design affirmé, technologies de pointe et plaisir de conduite au rendez-vous

La nouvelle Peugeot 308 se réinvente avec un design modernisé, des technologies avancées, un confort renforcé et une motorisation diesel pensée pour le marché marocain.

Mouna Aghlal - 8 juillet 2026
Voir plus
Le Made in Morocco est-il en danger ?

Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.

Sabrina El Faiz - 14 mars 2026
Viandes, poissons : la danse des prix ramadanesques

Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !

Sabrina El Faiz - 7 mars 2026
Indemnités CNSS 2025 : nouveaux plafonds et conditions d’exonération

Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.

Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025
Pilotage énergétique : pourquoi la data est un levier de compétitivité pour les entreprises ?

Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.

Rédaction LeBrief - 13 mars 2026
Ramadan 1447 : la grande bataille des dattes

Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.

Sabrina El Faiz - 21 février 2026
Crise au Moyen-Orient : vers une hausse de la facture d’électricité au Maroc ?

Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.

El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire