Commerce extérieur : le Maroc perd au change

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Dans son communiqué, l’Office des changes indique qu’à fin 2021, le déficit commercial affiche un solde en hausse de 24,3% ou 38,8 milliards de DH (MMDH), se situant à 198,6 MMDH contre 159,8 MMDH en 2021. L’office explique que les échanges commerciaux de marchandises ont progressétant au niveau des importations qu’au niveau des exportations par rapport à l’année 2020 et que le taux de couverture est demeuréquasi-stable (62,3%). «En effet, les importations augmentent de 24,7% ou +104,6 MMDH atteignant une valeur de 527,4 MMDHen 2021 contre 422,9 MMDHune année auparavant. De même, les exportations s’améliorent de 25% ou +65,8 MMDHpassant de 263,1 MMDH en 2020 à 328,8 MMDH en 2021», note l’office.
Position extérieure globale en situation débitrice
La position extérieure globale (PEG) fait ressortir une situation nette débitrice de 771,3 MMDH à fin décembre 2021, contre -765,2 MMDH à fin septembre 2021. La PEG reflète la situation patrimoniale de l’économie marocaine vis-à-vis du reste du monde. Dans le détail, cette situation résulte de la hausse simultanée des encours des engagements financiers (+15,9 MMDH) et des avoirs financiers (+9,8 MMDH), explique l’office. L’accroissement des engagements financiers est conséquent, principalement, de la progression de l’encours de la composante « autres investissements » de 9,6 MMDH et de l’encours des investissements directs étrangers au Maroc de +6,6 MMDH. Pour sa part, la hausse de l’encours des avoirs financiers s’explique, essentiellement, par l’accroissement de 13 MMDH des avoirs de réserve compensé, néanmoins, par la baisse de l’encours de la composante « autres investissements »de 5,3 MMDH.
Creusement du déficit du compte des transactions courantes
Les résultats de la balance des paiements au titre de l’année 2021 font ressortir un déficit du compte des transactions courantes de 29,1 milliards de dirhams (MMDH), contre -13,4 MMDH un an auparavant, soit une hausse de 15,7 MMDH, selon l’Office des changes. Cette évolution s’explique d’une part, par l’accroissement des déficits enregistrés au titre des échanges de biens et du revenu primaire à concurrence de 31,4 MMDH et 6,6 MMDH respectivement et d’autre part, par la baisse de l’excédent de la rubrique des services passant de 63,6 MMDH à 62,4 MMDH. Ces évolutions ont été partiellement contrebalancées par l’amélioration de l’excédent du revenu secondaire de 23,5 MMDH, poursuit l’Office. Pour sa part, le volume des transactions courantes s’est établi à 1.111,3 MMDH en hausse de 21,6% sous l’effet combiné de l’augmentation des recettes courantes (+91 MMDH) et des dépenses courantes (+106,7 MMDH).
Le commerce extérieur est l’une des faiblesses structurelles de l’économie marocaine. Malgré plusieurs accords de libre-échange, la balance est structurellement déficitaire. Le plus gros du déficit provient des échanges avec la Chine, les États-Unis et l’Union européenne.Partant de là, le Maroc doit rapidement revoir la structure de son commerce extérieur de façon à améliorer la PEG et à réduire un déficit commercial alarmant.
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