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Nouveau gouvernement : quelle est la prochaine étape ?

L’identité des profils éligibles aux postes ministériels dans le prochain gouvernement sera bientôt dévoilée. Une liste est en cours de finalisation et sera soumise au roi Mohammed VI dans les jours qui viennent pour approbation. Le Rassemblement national des indépendants (RNI) a d’ailleurs convoqué une commission constituée de trois ex-ministres et un membre du bureau politique pour sélectionner les profils ministrables. Détails.

Par Mohamed Laabi, Publié le 27/09/2021 à 12:07, mis à jour le 27/09/2021 à 12:58
         Temps de lecture 4 min.
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Abdellatif Ouahbi, Aziz Akhannouch et Nizar Baraka main dans la main © DR

La formation du prochain gouvernement avance petit à petit. Le Rassemblement national des indépendants (RNI), le Parti de l’Istiqlal (PI) et le Parti authenticité et modernité (PAM) sont en train de se réunir pour étudier les différents dossiers de candidatures des cadres ministrables afin de les présenter au roi Mohammed VI.

Les partis politiques doivent se mettre d’accord sur le nombre de postes ministériels à attribuer à chaque parti, puis répartir ces postes par secteurs. Le temps presse puisqu’il ne reste plus que dix jours avant l’ouverture de la prochaine session parlementaire. Le gouvernement devra être formé d’ici vendredi 8 octobre prochain. Le Souverain adressera ce jour-là un discours aux parlementaires ouvrant ainsi officiellement la 11e législature.

 

Talbli Alami, Aujjar, Boussaid et Baitas pour le choix des profils RNIstes

Comme mentionné auparavant, le traitement de dossiers et de candidatures ministrables a commencé. Le RNI a d’ailleurs établi une liste de profils qu’il compte présenter pour le prochain gouvernement. La tâche a été confiée à une commission dédiée à cette mission. Cette dernière comprend l’ex-président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi Alami, l’ex-ministre de la Justice, Mohamed Aujjar, l’ex-ministre des Finances, Mohamed Boussaid, et Mustapha Baitas, membre du bureau politique.

Le quotidien arabophone Assabah rapporte dans son édition du lundi 27 septembre que les trois partis de la majorité se partageront les portefeuilles du nouveau gouvernement à parts égales. La même source souligne que le nouvel exécutif fonctionnera avec trois grands pôles (le pôle économique, le pôle social et le pôle infrastructures).

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Assabah juge que le ministère de la Santé devrait revenir au RNI, celui de l’Emploi et de l’Insertion professionnelle à l’Istiqlal et le département de la Solidarité et des affaires sociales au PAM. Pour l’heure, la véracité de ces informations n’a pas été confirmée, mais les listes partagées ces derniers jours sur les réseaux sociaux avec l’identité des ministres et leurs postes dans le prochain gouvernement sont fausses. La rédaction de LeBrief a confirmé qu’elles sont dénuées de tous fondements.

 

Un programme gouvernemental basé sur les principes du Nouveau modèle de développement

Le prochain programme gouvernemental de la coalition est très attendu par l’opinion publique. Ce dernier devra être clair et réaliste et s’appuyer sur les bases du Nouveau modèle de développement (NMD) présenté en mai dernier par Chakib Benmoussa au roi Mohammed VI.

«Le plus important est de répondre à la volonté populaire et de construire une atmosphère de confiance et de se concentrer sur le consensus autour du programme gouvernemental, basé sur les engagements pris dans les programmes électoraux et sur la base des orientations contenues dans le rapport sur le nouveau modèle de développement», a déclaré Nizar Baraka, secrétaire général de l’Istiqlal, la semaine dernière à Rabat.

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Le prochain gouvernement devra mener le suivi de certaines réformes capitales pour le Royaume, telles que la généralisation de la protection sociale, considérée par les observateurs comme la plus importante réforme jamais engagée au Maroc sur le plan social.

L’exécutif sera également attendu sur la réforme du secteur public à travers la création de l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État et de suivi des performances des établissements et entreprises publics (EEP). Le prochain gouvernement devra être en mesure de déterminer les entreprises qui vont disparaître ou fusionner avec d’autres et celles qui deviendront des sociétés anonymes.

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Selon plusieurs observateurs de la scène économique, pour atteindre les 6% de taux de croissance annuels fixés par le NMD, le gouvernement devra capitaliser sur les acquis (secteur automobile, agriculture, pêche maritime...), et investir dans de nouveaux secteurs afin d’atteindre un taux de croissance de 10% d’ici 2030.

Le Maroc arrivera-t-il à atteindre ce taux ? Difficile de répondre pour l’heure à cette question, mais le Chef du gouvernement désigné, Aziz Akhannouch, et sa prochaine formation gouvernementale auront l’opportunité d’essayer de se rapprocher le plus possible de ce taux afin de garantir un développement pérenne pour les années à venir.

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