Aller au contenu principal

Élections : combien gagnent les parlementaires et les élus locaux et régionaux ?

Plus d’une semaine après la tenue des élections au Maroc, le pays se prépare à l’arrivée de nouveaux responsables. Ces élus auront la lourde tâche de légiférer au niveau central et de gérer les affaires publiques au niveau local et régional, tout en faisant face aux effets de la crise sanitaire de la Covid-19. Alors, à combien s’élèvent les indemnités de ces nouveaux représentants du peuple ?

Par Nora Jaafar, Publié le 17/09/2021 à 14:51, mis à jour le 17/09/2021 à 18:27
         Temps de lecture 4 min.
Teaser Media
Composition du Parlement : les choses se précises

Après la tenue la semaine dernière des élections générales du Maroc, les élections des bureaux des Conseils d'arrondissements, de communes et de régions ont été lancées ce jeudi 16 septembre. Ces dernières permettront aux membres des Conseils communaux et régionaux d’élire leurs présidents, vice-présidents, secrétaires généraux, etc. Le calcul des indemnités des dirigeants de communes, arrondissements, préfectures et provinces dépend du nombre d’habitants. Les cachets des organes des Conseils régionaux sont pour leur part fixés autrement.

 

Les indemnités des élus locaux et régionaux

Le 24 octobre 2016, trois décrets, publiés au Bulletin officiel, relatifs aux dites indemnités ont été adoptés. Le premier, le décret n°2-16-493, souligne les conditions d’octroi des indemnités et leurs montants aux présidents des conseils des communes et des arrondissements, des vice-présidents, des secrétaires des conseils, des secrétaires adjoints et des présidents des commissions permanentes et de leurs adjoints. Ledit décret stipule que le président d’une commune de moins de 15.000 habitants doit toucher une indemnité de représentation de 2.800 DH, alors que celui d’une commune de plus de 500.000 habitants perçoit 11.000 DH. Les présidents d’arrondissement reçoivent 6.000 DH, alors que les vice-présidents reçoivent 3.000 DH. 

Concernant les indemnités des présidents du Conseil de la préfecture ou de la province et ses vice-présidents, du secrétaire du conseil et de son adjoint ainsi que des présidents des commissions permanentes et de leurs adjoints, c’est le décret n°2-16-494 qui les fixe. Ces dernières sont également calculées sur la base du nombre d’habitants de chaque préfecture et province. Le président du conseil de celles qui comptent moins de 300.000 habitants touche 12.000 DH, alors que celui qui gère celles qui comptent plus d’un million d’habitants perçoit 20.000 DH. Pour le reste des fonctionnaires, leurs honoraires sont fixés indépendamment du nombre d’habitants. Il s’agit notamment des vice-présidents (7.000 DH) et des secrétaires des conseils (3.400 DH).

De son côté, le décret n°2-16-495 concerne les indemnités du président du conseil de la région et de ses vice-présidents, du secrétaire du conseil et de son adjoint, des présidents des commissions permanentes et de leurs adjoints ainsi que des présidents de groupes. Les montants qu’ils perçoivent ne prennent pas en compte le nombre d’habitants. Ainsi, 40.000 DH sont versés aux présidents des Conseils régionaux, 15.000 DH à leurs vice-présidents, 4.000 DH aux secrétaires des Conseils et 2.000 DH à leurs adjoints.

 

Qu’en est-il des parlementaires ?

Au Maroc, les parlementaires bénéficient de plusieurs avantages, dont les frais de carburant et de péage autoroutier. Ils touchent au total un salaire mensuel net de 32.800 DH, frais de l’assurance maladie et de la contribution aux caisses de retraite non inclus. De plus, les députés  et les conseillers qui assument une responsabilité au sein de l’une des deux Chambres et qui sont soit membres du bureau, soit président d’une commission ou président de groupe, perçoivent une majoration de 7.000 DH.

En raison de leurs statuts et de leurs fonctions, les députés ont également droit à une carte de train pour voyager en première classe partout au Maroc, d’une indemnité de carburant, dont le minimum est d’environ 800 DH par mois, ainsi que d’une prise en charge totale de leurs frais d’autoroute. Aussi, on leur offre des nuits d’hôtel dans la capitale, qui coutent près de 750 DH la nuitée, et des billets d’avion pour ceux qui habitent dans des villes comme Laâyoune, Dakhla, Agadir, Oujda ou Nador. Ces responsables ont droit en outre à une indemnité journalière de 2.000 DH pour couvrir leurs hébergements et leurs repas lors des déplacements à l’étranger.

Enfin, il faut noter que la rémunération des élus varie d’une personne à une autre. Les présidents des deux Chambres perçoivent 42.000 DH par mois et ont droit à un chauffeur, un cuisinier, ainsi qu’à des primes de représentation et de logement. Étant les deux responsables qui occupent les postes les plus importants après ceux du roi Mohammed VI et du Chef du gouvernement, les salaires de ces derniers peuvent même monter jusqu’à 80.000 DH par mois.

Interrogations autour de la démission de Nabila Rmili

Coup de théâtre au ministère de la Santé et de la Protection sociale. Six jours après sa nomination...

Un ministre néerlandais affirme que Omar Radi n’est pas un espion pour son pays

Dans une lettre adressée à la Chambre basse néerlandaise, le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Ben Knapen, a assuré que Omar Radi n’a pas espionné le Maroc pour les Pays-Bas. Le journalist...

Ministère de la Santé : Khalid Aït Taleb reprend les rênes du département

Ce jeudi 14 octobre, Nabila Rmili a été démise de ses fonctions de ministre de la Santé et de la Protection sociale, annonce un communiqué du Cabinet royal. La même source indique que Khaled Aït Taleb...

Comment expliquer et limiter la flambée des prix de l’énergie ?

Ces derniers temps, les prix des carburants, du gaz et de l’électricité ont explosé. Le phénomène est mondial et met à mal le budget des ménages et des entreprises. Les pays les plus dépendants du gaz...

Sahara : un dossier toujours aussi compliqué

Après la nomination du nouvel envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies pour le Saha...

Gouvernement Akhannouch : vote de confiance accordé, place au travail !

Après une longue journée passée entre les deux chambres du Parlement, Aziz Akhannouch a pu obtenir ...