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Le Maroc moderne du roi Mohammed VI

Grâce à la vision éclairée du roi Mohammed VI, à ses instructions et ses orientations, le Maroc a profondément changé au cours des 22 dernières années. Sous le règne du souverain, le pays s’est beaucoup modernisé et a connu et connait encore d’importants chantiers dans tous les secteurs et domaines. Le Royaume a depuis relevé plusieurs défis avec succès et continue d’asseoir sa position en Afrique comme à l’internationale.

Par Nora Jaafar, Publié le 30/07/2021 à 10:52, mis à jour le 30/07/2021 à 12:59
         Temps de lecture 8 min.
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Le Maroc moderne du roi Mohammed VI

«Nous souhaitons que le Maroc, sous notre règne, aille de l’avant sur la voie du développement et de la modernité, et qu’il accède au troisième millénaire, doté d’une vision prospective, en parfaite cohabitation et en entente réciproque avec nos partenaires (…)». Telle était la promesse du roi Mohammed VI le 30 juillet 1999, le jour de son intronisation. Ainsi, depuis son accession au trône, il a apporté des changements tangibles dans de nombreux domaines afin de maintenir cette promesse. 22 ans plus tard, le Maroc est effectivement devenu plus moderne et plus développé, grâce aux innombrables transformations structurelles initiées par le Souverain. Au cours des deux dernières décennies, le pays a vu son produit intérieur brut (PIB) multiplié par deux, et le Roi a non seulement assimilé les attentes des citoyens, mais il a aussi mené des actions sur le terrain pour mieux les satisfaire.

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Un Maroc en développement constant

Le style de gouvernance adopté par le Roi a permis d’assurer la stabilité politique du pays, contrairement à plusieurs États de la région. En 2005, sous ses hautes instructions, l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) a vu le jour et a depuis réussi à réduire le taux national de pauvreté de moitié. Bien que ce programme n’ait pas résolu tous les problèmes sociaux du pays, il a assuré toutefois un suivi continu des chantiers liés au respect des droits de l’Homme et au développement humain.

Les orientations du souverain ont également concerné le développement territorial, à travers d’importants projets de modernisation des villes du Royaume. Désormais, Marrakech est doté de bus électrique et il est plus facile de se déplacer à Rabat et à Casablanca grâce à leurs lignes de tramway. La ligne à grande vitesse (LGV) relie aujourd’hui Casablanca à Tanger en près de deux heures, alors qu’il y a trois ans, le même trajet nécessitait plus de quatre heures. Aussi, avec son réseau routier moderne qui couvre 1.800 Km d’autoroutes, les distances entre les villes tendent à se réduire. 70% des grandes villes du pays sont actuellement reliées par des autoroutes.

Le complexe portuaire Tanger Med a pour sa part mis en avant le positionnement géostratégique du Royaume dans le détroit de Gibraltar. Depuis son lancement en 2007, ce projet a permis au pays de s’imposer comme une véritable puissance maritime mondiale. Ce complexe est aujourd’hui le 1er port de transbordement de containers en Méditerranée, et 1er port à conteneurs en Afrique, suivi par Port Said en Égypte, puis Durban en Afrique du Sud.

 

L’Afrique, une priorité

Le roi Mohammed VI a usé du positionnement géostratégique du Maroc pour inclure la coopération Sud-Sud dans son modèle de développement. Ces dernières années, le Souverain a renforcé les relations du Royame avec d’autres pays du continent en regagnant notamment sa place dans l’Union africaine (UA), qu’il avait quittée en 1984. C’est ainsi qu’après plusieurs consultations avec le Nigeria que le gouvernement marocain a approuvé et entamé depuis 2016 le grand chantier d’un gazoduc traversant l’Afrique de l’Ouest. Ce projet d’envergure permettra d’acheminer des ressources gazières du Nigeria à travers plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, dont le Maroc, tout en optimisant le développement économique de cette région.

Il faut dire que depuis son ascension au trône, le roi Mohammed VI a fait du développement africain une priorité. D’ailleurs, au cours de son règne, il a effectué de nombreux déplacements en Afrique subsaharienne. Ces visites ont été l’occasion de conclure plusieurs accords et partenariats et ont été suivies d’investissements économiques conséquents. Il s’agit, entre autres, de l’implication des entreprises publiques dans la mise en œuvre de différents projets de développement des infrastructures de base, notamment la construction de barrages, les réseaux routiers et ferroviaires, les télécommunications, l’assainissement, l’électrification, la gestion des ressources en eau et l’irrigation ainsi que la formation. Ce recentrage sur l’Afrique a ainsi favorisé l’accélération de la présence de ses entreprises dans plusieurs pays du continent.

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Consolidation de la politique étrangère

Bien que l’Afrique soit une priorité pour le Souverain, ce dernier n’a pas lésiné sur les moyens pour renforcer les relations du Maroc avec ses partenaires traditionnels comme l’Europe, le Moyen-Orient et les États-Unis. En plus, le pays a étendu ses liens diplomatiques à de nouvelles régions du monde pour inclure la Russie, la Chine et certains pays d’Amérique latine.

Grâce à cette dynamique de gouvernance, le Souverain a fait du pays un acteur de poids sur le plan international et a attiré l’attention du monde entier avec les diverses mesures qu’il a adoptées dans les domaines sécuritaire, religieux et migratoire.

En outre, le Royaume a porté un énorme coup le 10 décembre 2020 aux ambitions d’autodétermination du Polisario, soutenu par l’Algérie et l’Afrique du Sud. Cette date restera marquée à jamais dans l’histoire du Maroc, car c’est le jour où les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, ont reconnu la marocanité du Sahara et la pleine souveraineté du Royaume sur ses provinces du Sud. Cette reconnaissance a été confirmée dans le cadre d’une proclamation signée par Rabat et Washington ainsi que par l’ouverture d’un consulat américain dans la ville de Dakhla. Par la suite, la nouvelle administration américaine du président Joe Biden a réitéré le 1er juillet 2021 qu’il n’y avait «aucun changement» dans la position des États-Unis concernant «la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara». Le porte-parole du département d’État, Ned Price, a même assuré qu’«il n’y a pas de changement» sur cette question.

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Un Maroc meilleur en 2035

En décembre 2019, le roi Mohammed VI avait chargé 35 personnes de différents backgrounds et secteurs de livrer un rapport sur le Nouveau modèle de développement du Maroc (NMD). Cette commission a présenté officiellement ses conclusions au Souverain le jeudi 27 mai 2021. «En 2035, le Maroc est un pays démocratique, où toutes et tous sont en pleine capacité de prendre en main leur devenir et de libérer leur potentiel, de vivre en dignité au sein d’une société ouverte, diverse, juste et équitable. C’est un pays créateur de valeur, qui fructifie ses potentialités de manière durable, partagée et responsable». Ce sont en ces mots que ladite commission a dépeint le Maroc de demain.

Cette dernière a souligné une quinzaine d’indicateurs de performance pour évaluer le NMD. Il s’agit notamment : de doubler en 15 ans le PIB par habitant (en dollars PPA) de 7.800 à 16.000 dollars en 2035 ; d’élargir la base des entreprises exportatrices en portant leur nombre de 6.000 à 12.000 en 2035, et ce, en améliorant la compétitivité du Maroc ; d’augmenter à 80% la part de l’emploi formel ; et d’atteindre un taux de satisfaction des citoyens vis-à-vis des services publics à hauteur de 80%. 

Afin d’atteindre ces objectifs, le rapport souligne plusieurs axes et choix stratégiques et présente un plan de financement qui prévoit la mobilisation de 4% du PIB d’investissements pendant la phase d’amorçage et jusqu’à 10% en rythme de croisière. La commission a ainsi préconisé «un recours accru à l’endettement à court terme est incontournable, et devrait être utilisé pour financer de manière ciblée les projets et chantiers porteurs de développement structurel et de croissance à moyen-long-terme, notamment dans le capital humain et la transformation structurelle de l’économie».

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La crise Covid-19

Par ailleurs, le Maroc comme le reste du monde n’a pas été épargné par la crise sanitaire de la Covid-19. Toutefois, grâce aux instructions et aux orientations royales, le pays a évité le pire. De plus, le 5 juillet dernier, le roi Mohammed VI a présidé la cérémonie de lancement et de signature des conventions relatives au projet de fabrication et de mise en seringue au Maroc du vaccin anti-Covid-19 et autres vaccins. Ce chantier phare fait suite à l’échange téléphonique du 31 août 2020 entre le Souverain et le président chinois Xi Jinping, au cours duquel un partenariat dans ce sens a été conclu. Ce projet, qui devrait démarrer très bientôt, nécessitera un montant global de 500 millions de dollars US et permettra la production de cinq millions de doses de vaccin par mois. Cette capacité sera par la suite augmentée progressivement. Selon le cabinet royal, «ce projet a pour objet la production dans notre pays du vaccin anti-Covid, ainsi que d’autres vaccins-clés, de manière à promouvoir l’autosuffisance du Royaume et de faire du Maroc une plateforme de biotechnologie de premier plan à l’échelle du continent africain et du monde dans le domaine de l’industrie du “fill & finish”».

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Enfin, avec des baromètres socio-économiques qui affichent une nette amélioration, une campagne agricole qui commence sous les meilleurs auspices, une opération de vaccination qui s’accélère de jour en jour, il souffle sur le Royaume comme un vent de relance, de changement et d’optimisme. Le pays affirme ainsi qu’il se relève, avance et se renforce doucement, mais surement, et ce, grâce à la vision éclairée de son Roi.

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