Bilan de l’observatoire des délais de paiement

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Ce dimanche 9 mai, le ministère de l’Économie, des Finances et de la Réforme de l’administration a publié le premier rapport annuel de l’Observatoire des Délais de Paiement. Ce document présente un diagnostic de la situation des délais de paiement depuis les orientations royales contenues dans le Discours du 20 août 2018, les actions entreprises, les insuffisances qui persistent ainsi que les perspectives d’évolution.
Selon ce rapport, le délai moyen de paiement de l’ensemble de la commande publique a atteint 20,6 jours pour l’État et les CT en 2019, contre 21,1 jours en 2018. S’agissant des Établissements et entreprises publics (EEP), ce délai a atteint 42 jours à fin décembre 2019 contre 55,9 jours à fin décembre 2018.
Structuré en trois parties, ce rapport souligne les différentes mesures de réformes légales et règlementaires mises en place en matière de délais de paiement (première partie) ainsi que l’évolution des délais de paiement du secteur public (deuxième partie). La troisième partie, quant à elle, présente l’évolution des délais de paiement du secteur privé telle qu’analysée par Bank Al Maghrib (BAM) et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Selon la banque centrale, «une lecture par taille montre que les grandes et moyennes entreprises semblent maîtriser davantage leurs délais de paiement, au moment où les très petites rencontrent de nombreuses difficultés».
D’un côté, les plus petites entreprises subissent les délais longs avant de pouvoir récupérer leurs créances. D’un autre côté, ces sociétés subissent l’obligation de payer leurs fournisseurs dans des délais plus courts, dans l’objectif de préserver leurs relations commerciales, relève le rapport. En revanche, les grandes entreprises jouissent de délais clients «relativement bas» et bénéficient parallèlement dedélais fournisseurs largement au-dessus des moyennes observées chez les petites ou moyennes entreprises (PME) et les très petites entreprises (TPE).
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