Dossier du Sahara à l’ONU : on prend les mêmes et on recommence

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La réunion semestrielle du Conseil de sécurité pour les consultations autour du Sahara s’est tenue ce mercredi 21 avril. Durant cette réunion, les membres du Conseil de sécurité ont suivi un briefing du représentant spécial du secrétaire général (SG) de l’ONU pour le Sahara, Colin Stewart. Ce dernier a dressé le bilan sur la situation actuelle marquée par les violations du cessez-le-feu par le Polisario et ses obstructions à la liberté de mouvement de la Minurso. Des agissements qui ont freiné la capacité de la mission onusienne à mettre en œuvre son mandat de supervision du cessez-le-feu.
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Par ailleurs, la proposition américaine appelant les parties à adopter une attitude «constructive» sur le terrain avec la mission de paix de l’ONU afin d’«éviter l’escalade» a été bloquée. En effet, cinq pays du Conseil de sécurité, à savoir l’Inde, la Chine, le Kenya, la Tunisie et le Niger ont rejeté cette demande, en avançant qu’elle «pourrait être mal interprétée et devenir contreproductive».
Pas d’émissaire onusien pour leSahara depuis près de deux ans
Pourquoi n’y a-t-il toujours pas d’envoyé personnel du SGde l’ONU pour leSahara ? Pour la simple raison que l’Algérie et le Polisario bloquent les propositions faites par le SG de l’ONU, Antonio Guterres. En effet, depuis la démission de Horst Köhler en mai 2019 pour des raisons de santé, deux profils ont été proposés. Il s’agit de l’ancien premier ministre roumain Petre Roman et plus récemment l’ex-ministre portugais des Affaires étrangères Luis Amado. Les deux profilsont été refusés par l’Algérie. De plus, le Maroc aopposé son véto pour la nomination d’autres responsables, notammentd’anciens ministres des Affaires étrangères des Pays-Bas, de l’Australie et de la Suisse.
Par ailleurs, Omar Hilale, représentant permanent du Maroc aux Nations Unies, a déclaré que la position algérienne est dénuée de tout sens. «L’Algérie et le Polisario continuent de bloquer le processus politique onusien. En moins de trois mois, ils ont refusé les deux propositions de nomination de M. Petre Roman et de M. Luis Amado. Cette obstruction constitue un affront à l’autorité du Secrétaire général et un dédain aux résolutions du Conseil de sécurité. Elle met à nu le double langage de l’Algérie et du Polisario», souligne-t-il.
Aussi, le représentant permanent du Maroc à l’ONUaadressé une lettre aux15 membres du Conseil de sécurité dans laquelle il adénoncé«la campagne médiatique de l’Algérie et du Polisario tentant de faire croire à l’existence d’un prétendu conflit armé au Sahara marocain». Hilalea préciséque ce sont de «purs mensonges et unefalsification de la réalitésur le terrain». Et d’ajouter que «cette propagande vise à induire en erreur, tant la communauté internationale, que les populations séquestrées dans les camps de Tindouf en Algérie. Elle est démentie non seulement par les rapports quotidiens de la Minurso, mais également par la presse internationale».
Le Maroc exige une position claire de l’ONU sur ce dossier
Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, demande au Conseil de sécurité de déterminer en toute objectivité les responsabilités de chaque partie dans ce conflit. «Le Conseil de Sécurité doit déterminer, en toute objectivité, qui viole quotidiennement le cessez-le-feu et qui a clamé sa fin, d’un côté, et de l’autre, qui s’attache à ce cessez-le-feu et qui l’a annoncé au plus haut niveau par Sa Majesté le Roi», a déclaré Nasser Bourita.
Voilà aujourd’hui plus de 40 ans que dure le conflit autour du Sahara et quand on voit comment ce dossier tourne à l’ONU, on pourrait croire qu’il ne touchera jamais à sa fin. Cependant, le ministre n’éloignepas la possibilité de trouver un arrangement si l’Algérie accepte de revenir à la table des discussions.
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«Si la véritable partie, qui est l’Algérie, fait montre de sérieux, le Maroc est alors disposé à discuter, mais s’il s’agit de manœuvres et de manipulations, le Royaume poursuivra son processus de réaffirmation de la marocanité du Sahara, car c’est une vérité historique, politique et juridique qui n’est pas sujette d’une négociation». Voilà qui est dit.
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