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Vaccination : la Chine et l'UE pour aider le Maroc à produire son vaccin

Malgré un début remarquable de la campagne nationale de vaccination, cette dernière se complique quelque peu au vu de la pénurie actuelle de vaccins et la forte demande mondiale. Dans ces circonstances, le Maroc (avec l’aide de la Chine et de l’Union européenne) ambitionne de produire le vaccin au niveau local et devenir éventuellement le premier fournisseur du continent africain.

Par Mohamed Laabi, Publié le 02/04/2021 à 11:36, mis à jour le 02/04/2021 à 16:08          Temps de lecture 4 min.
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Le Maroc cherche à produire des vaccins au niveau local © Chadi/Xinhua/MAX PPP

Oui, le Maroc a réalisé une belle campagne de vaccination jusque-là. Oui, le Maroc est dans le top 15 des pays qui vaccinent le plus leur population dans le monde. Et oui, le Royaume a dépassé la barre des huit millions de doses administrées. De belles prouesses pour le pays quand on sait que plus de 90% des personnes ayant bénéficié de vaccins vivent dans les pays développés.

 

 

 

Cependant, le ministère de la Santé avait mis la barre bien haute en janvier dernier. Khalid Aït Taleb, ministre de la Santé, avait souligné que le Maroc cherche à vacciner 80% de sa population avant fin mai 2021. Un pourcentage qui permettrait au pays de “s’en sortir” en atteignant l’immunité collective. Il avait également déclaré que si tout se passait bien, «nous passerions le mois de ramadan sans restrictions».

Lire aussi : Vaccination : besoin urgent de doses de vaccins

La découverte de 49 cas du nouveau variant de la Covid-19 à Dakhla en début de semaine et la hausse des cas de contamination ces deux dernières semaines laissent planer des doutes sur la véracité des propos d’Aït Taleb. Le magazine TelQuel souligne dans son éditorial du vendredi 2 avril 2021 que «les promesses de Khalid Aït Taleb quant à un ramadan paisible ont pris l’air d’un vœu pieux».

Nul doute que le ministre ne s’attendait pas à ce que la situation se complique davantage en Europe et dans le monde. Résultat des courses, beaucoup plus de pression sur les différents laboratoires producteurs de vaccins anti-Covid-19. L’Inde a décidé d’arrêter ses livraisons à l’étranger pour servir sa population en priorité. Le Maroc se tourne vers ses autres partenaires, les Chinois de Sinopharm, les Russes de Gamaleya, mais aussi vers le dispositif Covax de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Ce dernier vient d’ailleurs de livrer cette semaine un pays d'Afrique du Nord, l’Égypte. Les Égyptiens ont reçu 854.000 doses. L’OMS a indiqué que d’autres livraisons de vaccins compléteront celle de ce mercredi, pour atteindre 40 millions de doses, soit une quantité suffisante pour 20% des quelque 100 millions d’habitants du pays.

 

Une production locale pour crever l’abcès ?

L’ambition a été nourrie par le Maroc dès l’apparition du nouveau coronavirus. Le projet commence à prendre un peu plus d’ampleur et d’élan. Le Royaume, dans le cadre de son accord stratégique avec Sinopharm qui prévoit un transfert de technologie, projette de créer une grande plateforme de production de vaccins dans la cité de Tanger-Tech. Il envisage également de développer davantage l’Institut Pasteur de Casablanca, le moderniser et l’équiper des dernières inventions technologiques en la matière.

«Je pense que la question mérite qu’on se penche sérieusement dessus, car les capacités scientifiques et industrielles existent pour d’autres types de produits médicaux et il est donc permis de penser que ces technologies peuvent également être développées pour la production de vaccins», souligne Maryam Bigdeli, représentante de l’OMS au Maroc.

Lire aussi : Les Émirats produiront le vaccin chinois Sinopharm

Pour réaliser ces ambitions, le Maroc compte sur un appui financier externe, à savoir celui de la Chine en premier lieu et puis celui de l’Union européenne (UE). Le journal Aujourd’hui le Maroc indique ce vendredi que les 27 pays constituant l'UE se disent prêts à participer au financement de la production de vaccins dans le Royaume. La même source se demande cependant si d’autres acteurs institutionnels vont s’inviter au débat tels que l’Union africaine, en raison de la dimension panafricaine du projet.

Une chose est sûre, le Maroc va se joindre à l’Égypte et aux Émirats arabes unis dans cette mission. Ces pays arabes ont envoyé un signal fort sur leur volonté de faire bouger les choses et ne pas rester les bras croisés en attendant une “charité” externe.

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