Campagne agricole 2020-2021 : tous les indicateurs sont au vert

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La campagne agricole 2020-2021 s'annonce très bien © DR

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Contrairement à la triste campagne agricole 2019-2020, celle de 2020-2021 s’annonce bien différente. Les pluies importantes enregistrées durant ces trois premiers mois de l’année ont eu un impact très positif sur l’évolution de la campagne. Au 25 mars 2021, les réserves des barrages à usage agricole s’élèvent à 6,74 milliards de m³ contre 5,85 milliards de m³ à la même date de l’année dernière. De son côté, le taux de remplissage des barrages est à 49%, contre 43% en mars 2020.

Enfin, une campagne agricole qui nous fera oublier les malheurs de l’année 2020. Les chiffres annoncés par le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêt sont très positifs.

Le cumul pluviométrique moyen national au 25 mars 2021 est de 271,9 millimètres (mm), soit une baisse de 5% seulement sur la moyenne des 30 dernières années (286,9 mm). Les réserves des barrages à usage agricole s’élèvent pour leurpart à 6,74 milliards de (mètre cube) m³ contre 5,85 milliards de m³ lors de la campagne précédente à la même date, soit un taux de remplissage des barrages à usage agricole de 49% (43% fin mars 2020).

Lire aussi :Agriculture : belle performance des produits destinés à l’export

Le département d’Akhannouch affirme que les pluies des mois de janvier, février et mars ont eu un effet très positif sur l’évolution de la campagne agricole notamment dans «la dynamisation des travaux d’entretien (désherbage chimique et apport d’engrais azotés), l’amélioration de la situation de l’arboriculture fruitière, l’amélioration du calibre et la maturation des variétés tardives d’agrumes et la bonne tenue des nouvelles plantations arboricoles».

Pourtant, les conditions climatiques étaient défavorables lors du début de cette campagne agricole 2020-2021, note le ministère de l’Agriculture. Ce dernier souligne que la campagne a été marquée par un déficit hydrique notable qui a retardé l’installation des cultures d’automne et impacté négativement l’état des parcours.

4,9 millions d’hectares emblavés en cultures annuelles d’automne

Parmi les chiffres phares annoncés par le ministère de l’Agriculture, celui de la superficie totale emblavée à mars 2021. Cette dernière est de 4,9 millions d’hectares (Ha). Elle est dominée par les céréales (86%), les fourrages (10%) et les légumineuses (4%). De son côté, la superficie semée en céréales d’automne s’élève à 4,20 millions Ha avec 44% de blé tendre, 34% d’orge et 22% de blé dur.

Pour ce qui est des cultures fourragères, elles s’étendent sur une superficie de 513.000 Ha (dont 34% en irrigué). Les principales espèces fourragères cultivées sont l’orge fourragère (26%), la luzerne (21%), l’avoine (18%), le bersim (12%), la féverole (9%), les mélanges fourragers (4%). Quant aux légumineuses alimentaires d’automne, elles couvrent environ 168.000 Ha, dont 6% en irrigué avec les fèves (56%), les petits pois (20%), lentilles (21%) et autres (3%).

Lire aussi :Agriculture : une saison 2020-2021 pleine d’espoir

Enfin et pour ce qui est des cultures maraîchères d’automne, la superficie réalisée est de 100.900 hectares à fin 2020. Par espèce, la superficie effectuée est de 21.000 Ha pour la pomme de terre, 11.000 Ha l’oignon, 9.235 Ha pour la tomate, 4.900 Ha pour le haricot vert, 4.100 Ha pour les courges et courgettes et 15.800 Ha pour les carottes et navets.

Les exportations de fruits et légumes en hausse de 9%

Le volume des exportations des agrumes durant la campagne 2020-2021 (1er septembre 2020 au 21 mars 2021) a enregistré une hausse de 9% par rapport à la même période de la saison 2019-2020. Au 21 mars 2021, les exportations des produits maraîchers sont en progression de 3% comparativement à la même période durant la campagne agricole passée.

De son côté, le cheptel national compte environ 21.6 millions d’ovins, 6 millions de caprins, 3.3 millions de bovins et 192.000 camelins. Le ministère juge que la situation sanitaire du cheptel est “satisfaisante”. Il indique que ces résultats sont dus au suivi sanitaire continu des services vétérinaires relevant de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), les vétérinaires sanitaires mandatés, ainsi qu’aux efforts déployés par les professionnels du secteur de l’élevage.

Rappelons que Bank Al-Maghrib (BAM)a revu la semaine dernière le taux de croissance à la hausse. Lors de sa dernière mise à jour, la banque centrale a estimé que l’économie marocaine devrait enregistrer une croissance de 5,3% en 2021 au lieu de 4,7%. L’une des principales raisons de cette hausse prévisionnelle décidée par BAM est… uneriche production agricole.

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