BAD : 4,5% de croissance pour le Maroc en 2021
Siège de la Banque africaine de développement © DR
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Dans son rapport annuel Perspectives économiques en Afrique, la Banque africaine de développement (BAD) prévoit que «la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel au Maroc devrait rebondir à 4,5% en 2021 à mesure que l’économie se remettra d’une importante récession et que l’agriculture retrouvera une bonne croissance». Selon le document de cette institution panafricaine, la croissance du Maroc serait le résultat de la reprise économique.
Les exportations marocaines de pièces automobiles, de phosphates et d’autres dérivés ont également rebondi et stimuleront la croissance économique du Maroc dans les mois à venir, indique le rapport. La BAD ajoute que «cela compensera probablement la morosité des secteurs du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration qui devrait perdurer». Selon le rapport, ces secteurs ne se redresserontpas aussi rapidement. Citant une demande stagnante d’hôtels et de restaurants, la BAD a déclaré qu’elle s’attend à ce que le secteur du tourisme marocain continue de faire face à une crise induite par la Covid-19. Les prévisions confirment ainsi que le tourisme a été l’un des secteurs les plus durement touchés au Maroc en raison de la fermeture des frontières et d’autres mesures de confinement. En effet, les statistiques de février soulignent que les recettes touristiques du Maroc ont diminué de 53,8% en 2020 après une augmentation de 7,8% en 2019. Ceci représente une perte de 4,77 milliards de dollars.
Par ailleurs, le déficit de la balance courante et le déficit budgétaire devraient se resserrer et les pressions inflationnistes devraient rester modérées, souligne la BAD. Cette dernière ajoute, en outre, que «repenser le modèle de développement pour favoriser une croissance inclusive est la mission assignée à la commission spéciale» nommée par le roi Mohammed VI. Ce dernier a confié à cette commission la mise en œuvre d’un nouveau modèle capable de répondre aux préoccupations socio-économiques persistantes du pays, souligne le rapport.
La BAD a également mis l’accent sur les mesures proactives et les partenariats du Maroc qui ont permis au pays d’obtenir des prêts importants, dont 3 milliards de dollars du Fonds monétaire international et 460 millions de dollars de la BAD pour réduire les répercussions de la pandémie. Le document souligne également la décision du Maroc d’émettre une obligation d’un milliard d’euros, ajoutant que la contribution financière fait partie des initiatives qui ont permis de renforcer les réserves de change.
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