Situation hydrique et agricole : Sadiki fait le point
Agriculture : image d'illustration © DR
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Le Maroc a connu en 2022 la période de sécheresse la plus intense depuis plus de 40 ans. Le déficit pluviométrique a lourdement impacté les réserves d’eau du Royaume. Ces dernières avaient enregistré leurs niveaux le plus bas avant les récentes précipitations qui ont changé la donne. Le ministre de l’Agriculture, Mohamed Sadiki, a révélé qu’après deux années de sécheresse, les dernières pluies ont presque atteint la moyenne totale de celles tombées en 2021. Bonne nouvelle pour les Marocains et les agriculteurs en particulier.
Au cours du mois de décembre, les pluies qu’a connues le Maroc ont permis d’assurer un stockage de 4,1 milliards de mètres cubes (m³) d’eau dans les barrages. Cela représente environ 30% de leur niveau total. En effet, plusieurs provinces du Royaume ont connu de fortes averses et même des chutes de neige. Ces précipitations ont redonné espoir aux citoyens qui patientaient depuis plusieurs mois. Pour rappel, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, avait annoncé que depuis le début de 2022, le déficit pluviométrique enregistré était de 47% par rapport à la moyenne annuelle. À ce jour, le volume d’eau des barrages a augmenté pour atteindre les 5.074,4 millions de m³ (Mm³). Tandis que le taux enregistré avant les pluies ne dépassaient pas les 4 Mm³.
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L’agriculture au Maroc
Mohamed Sadiki a également été interpellé, à la Chambre des représentants, sur la problématique de l’eau potable et de l’eau d’irrigation. Il a précisé que les pluies ont été bénéfiques pour les cultures d’automne, la culture des fourrages et les arbres fruitiers.
S’agissant des aides de l’État accordées aux agriculteurs, il a relevé que celles-ci «ont concerné les semences avec un budget total de 380 millions de DH, dont une partie a été réservée à 1,1 million de quintaux (30%) de semences sélectionnées pour les céréales de blé tendre, l’orge et la farine». Il ajoute aussi que «celles de la betterave ont été subventionnées à hauteur de 1.080 DH pour chaque hectare sur une zone totale de 50.000 hectares». Quant aux marchés nationaux, le ministre a révélé qu’ils ont été approvisionnés d’environ 650.000 tonnes d’engrais. De plus, il a reconnu que le stock provisoire assuré par l’État pour l’irrigation des cultures est très faible.
Mohamed Sadiki s’est également attardé sur la question des assurances liées à la perte des récoltes en raison de la sécheresse. Il a précisé que «les souscriptions aux assurances se sont chiffrées à 1,2 million d’hectares (céréales, légumes secs et graines à huile), soit une hausse de 200.000 nouveaux contractuels».
S’agissant de l’élevage de bétail, «un soutien gouvernemental a été apporté à la production laitière et à l’élevage des génisses, à la production de la viande rouge, ainsi que l’exonération des taxes douanières en faveur de l’importation des aliments composés pour le bétail», a-t-il détaillé.
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Recul de l’activité agricole
Le secteur agricole au Maroc a été gravement impacté par la sécheresse en 2022. La quantité des dattes produites en 2022 s’est élevée à 110.000 tonnes, soit une baisse de 16% par rapport à 2021. Tandis que la production des olives a baissé de 45% par rapport à 2021. La production des agrumes, quant à elle, a atteint 1,6 million de tonnes, soit une baisse de 40%.
D’après le ministre, les exportations d’agrumes ont reculé de 47% par rapport à 2021. Concernant les légumes frais, la quantité exportée a augmenté de 14% en 2022.
Enfin, il a conclu son exposé en promettant de développer l’agriculture en 2023, et ce, en termes de production grâce à l’irrigation, du renforcement du capital humain et du soutien aux équipements.
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