Santé mentale : 27% des étudiants marocains à risque suicidaire
Photo illustration © DR
A
A
A
A
Une étude menée à Tétouan alerte sur la santé mentale des étudiants au Maroc. Réalisée auprès de 1.191 étudiants inscrits dans six établissements de l’Université Abdelmalek Essaâdi, elle montre que 27% des participants présentaient un risque suicidaire au cours des trente jours précédant l’enquête, selon des résultats publiés dans une revue scientifique spécialisée.
L’enquête porte sur une population âgée en moyenne de 21,69 ans. Elle met en lumière une réalité peu documentée dans l’enseignement supérieur marocain, alors que le Royaume compte environ 1,31 million d’étudiants. Au-delà des parcours académiques, des taux de réussite ou des débouchés, l’étude souligne le poids des fragilités psychologiques liées aux exigences universitaires, aux difficultés économiques et aux incertitudes sur l’avenir.
Une alerte sur la santé mentale dans les campus marocains
Les chercheurs relèvent plusieurs facteurs associés à ce risque. Parmi eux figurent la consommation de cannabis, les antécédents psychiatriques au sein de la famille et l’exposition à des formes de violence. Ces éléments ne permettent pas, à eux seuls, d’expliquer toutes les situations, mais ils dessinent un environnement de vulnérabilité qui peut aggraver la détresse chez certains jeunes.
Cette étude apporte surtout des données rares sur un sujet encore peu mesuré dans les universités marocaines. Si les effectifs, les filières ou les performances académiques font l’objet d’un suivi régulier, la santé mentale reste moins visible dans les politiques de l’enseignement supérieur. Or, chez les étudiants, la pression des examens, l’éloignement familial, la précarité financière ou l’isolement social peuvent peser fortement sur l’équilibre psychologique.
Les auteurs appellent ainsi à renforcer les dispositifs de dépistage, d’écoute et d’orientation vers les soins sur les campus. L’enjeu est double : mieux repérer les situations à risque et produire des données actualisées pour guider l’action publique.
Présentée à Rabat, une analyse mondiale couvrant 1990-2023 confirme que le tabac reste la première cause de décès liés aux tumeurs.
Ayoub Jouadi - 24 juin 2026Al Hoceima accueillera une Faculté d’économie et de gestion, renforçant l’offre universitaire et la formation des compétences au service du développement régional.
Mouna Aghlal - 24 juin 2026Un couple français affirme avoir perdu près de 25.000 euros lors d’un séjour à Marrakech, après un faux dispositif de remboursement et l’usage d’un terminal de paiement.
Rédaction LeBrief - 23 juin 2026Une influenceuse française a été condamnée à un an de prison après avoir accusé la police de « corruption ». Des propos jugés diffamatoires.
Rédaction LeBrief - 23 juin 2026Extradé par le Maroc, Michael Steven est désormais entre les mains des autorités indonésiennes dans une affaire de fraude liée à Kresna Life.
Ilyasse Rhamir - 23 juin 2026Rabat réunit experts et jeunes du monde arabe pour débattre de l’impact des réseaux sociaux, opportunités numériques et risques liés à la désinformation et à la radicalisation.
Ilyasse Rhamir - 22 juin 2026Société - Selon les calculs astronomiques, Aïd al-Fitr 2026 pourrait tomber le samedi 21 mars au Maroc. La visibilité du croissant lunaire est prévue vendredi soir, mais la date officielle sera confirmée par le ministère des Habous.
Ilyasse Rhamir - 9 mars 2026Société - Le réseau CASA Tramway adopte des horaires spéciaux durant le mois de Ramadan.
Mouna Aghlal - 17 février 2026Société - Le Conseil supérieur des oulémas annonce la valeur de la Zakat Al Fitr pour 2026 à 25 dirhams pour l'année 1447 de l'Hégire.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Société-A l’occasion du 8 mars, LeBrief rend hommage à 8 femmes que nous avons rencontrées et interviewées ces derniers mois.
Sabrina El Faiz - 8 mars 2026Société - Soixante figures marocaines appellent le roi Mohammed VI à lancer des réformes profondes en phase avec les revendications de la jeunesse.
Hajar Toufik - 8 octobre 2025Dossier - Des piétons qui traversent d’un trottoir à l’autre, des voitures qui zigzaguent… À croire que les Casablancais vivent dans un jeu vidéo, sans bouton pause.
Sabrina El Faiz - 12 avril 2025