Santé : les tensions persistent malgré l’annonce d’un accord
Utilisation des canons à eau par les forces de l'ordre pour disperser les manifestants, parmi lesquels figuraient des médecins, des infirmiers et des techniciens du secteur, le 10 juillet 2024 à Rabat © DR
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Alors que l’on pensait le secteur sorti de la crise, voilà que l’on découvre que le dossier est loin d’être clos. En effet, malgré l’accord ratifié, in extremis mardi, entre le ministre de tutelle et les syndicats du secteur, le consensus n’est pas au rendez-vous.
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Et pour cause, seules six composantes de la Coalition syndicale nationale du secteur étaient présentes à la réunion de Khalid Aït Taleb. Il s’agit du Syndicat national de la santé, affilié à la Confédération démocratique du travail (CDT), du Syndicat national de la santé publique, affilié à la Fédération démocratique du travail (FDT), le Syndicat indépendant des infirmiers, la Fédération nationale de la santé, relevant de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), la Fédération nationale du secteur de la santé, affiliée à l’Union nationale du travail au Maroc, et l’Organisation démocratique de la santé, relevant de l’Organisation démocratique du travail (ODT).
La Fédération nationale de la santé, affiliée à l’Union marocaine du travail (UMT) et plus grande formation syndicale du secteur, a préféré, elle, s’abstenir. Le syndicat a conditionné sa participation au dialogue par la présentation d’excuses officielles du gouvernement aux professionnels de la santé pour «l’intervention sécuritaire musclée enregistrée il y a quelques jours».
Le syndicat a annoncé, par ailleurs, qu’il poursuivrait son mouvement de protestation, en maintenant la grève nationale générale entamée depuis lundi dernier. La Fédération a appelé les travailleurs du secteur à observer un débrayage général mercredi, jeudi et vendredi dans tous les établissements de soins publics, à l’exception des urgences et des soins intensifs. Et ce jeudi midi, un sit-in de protestation sera organisé devant le Parlement.
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