Prix du poulet : les raisons de la hausse

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Marché de la volaille : pourquoi les prix du poulet chutent à 11 DH le kilo ?Image d'illustration © DR

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Les prix du poulet repartent à la hausse dans plusieurs villes du Royaume, avec des niveaux allant généralement de 22 à 24 dirhams le kilogramme, et jusqu’à près de 30 dirhams dans certains points de vente au détail. Cette évolution, observée fin octobre 2026, alimente des appels au boycott sur les réseaux sociaux et relance les interrogations sur le fonctionnement de la filière.

Viandes et volaille : pourquoi nous saignent-elles à blanc ?

La remontée des tarifs intervient après plusieurs mois de baisse marquée, durant lesquels de nombreux éleveurs ont vendu à perte. Le mouvement actuel s’explique d’abord par une diminution de l’offre, consécutive au retrait ou au ralentissement d’activité d’une partie des petits et moyens producteurs, ainsi qu’à une réduction de la production de poussins.

Pourquoi les prix du poulet augmentent malgré les appels au boycott

Selon les données rapportées par les professionnels, la production hebdomadaire de poussins est passée d’environ 12,5 millions durant l’été à 7,5 millions en octobre 2026. Cette baisse d’environ 40% a fini par se répercuter sur les volumes disponibles sur le marché, alors même que la demande reste soutenue dans plusieurs centres urbains.

Le renchérissement actuel succède à une phase de surproduction. Entre le printemps et la fin de l’été, l’abondance de l’offre avait fait chuter les cours à la ferme à des niveaux jugés insuffisants pour couvrir les coûts d’élevage, poussant plusieurs opérateurs à réduire leurs mises en place ou à suspendre temporairement leur activité. A cela s’ajoute la baisse des capacités de certains couvoirs, ce qui a accentué le déséquilibre entre l’offre et la demande dans les semaines suivantes.

Dans ce contexte, les appels au boycott traduisent surtout le malaise des ménages face à un produit largement consommé. Ils s’accompagnent aussi de questionnements sur les marges pratiquées entre le marché de gros et le commerce de détail, certains estimant que l’écart de prix dépasse la seule contraction de l’offre.

Pour autant, plusieurs acteurs du secteur anticipent une détente progressive à partir de décembre, avec une amélioration plus sensible au début de 2027 si les volumes de poussins repartent à la hausse. D’ici là, la flambée des prix du poulet illustre la fragilité d’une filière exposée à de fortes variations de production, où les baisses prolongées fragilisent les éleveurs et préparent souvent les hausses suivantes pour le consommateur.

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