Pastèque : pourquoi les prix chutent jusqu’à 0,50 DH/kg ?

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Pastèque : pourquoi les prix chutent jusqu’à 0,50 DH/kg ?Illustration © DR

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La campagne de pastèques s’achève dans un contexte particulièrement difficile pour certains producteurs marocains. Dans plusieurs exploitations, les prix au départ de la ferme peuvent tomber jusqu’à 0,50 DH/kg, selon Saïd Aghzou, directeur général de Valyour, cité par FreshPlaza.

Ce niveau ne constitue toutefois pas une moyenne nationale. Les prix restent variables en fonction des zones de production, des calibres, de la qualité des fruits, du calendrier de récolte ou encore de la distance séparant les exploitations des marchés.

La situation serait particulièrement délicate pour les producteurs ayant opté pour des cycles tardifs, notamment dans le nord du Royaume. Leur production arrive sur le marché alors que plusieurs exportateurs auraient déjà achevé leur campagne à la fin du mois de juin et que les origines méditerranéennes restent disponibles.

Les exportations progressent, mais rapportent moins

Les statistiques douanières européennes illustrent également la pression exercée sur le marché. Au premier semestre 2026, l’Union européenne a importé 148.950 tonnes de pastèques marocaines, contre 130.642 tonnes durant la même période de 2025, soit une progression de 14%.

Lire aussi : Poulet : derrière l’effondrement des prix, les failles structurelles de la filière avicole

Cette hausse des volumes ne s’est pourtant pas traduite par une amélioration de la valeur commerciale. Celle-ci est passée de 162,4 millions d’euros à 146,1 millions d’euros, soit une baisse de 10,1%.

La valeur moyenne déclarée des importations a, elle, reculé de 1,24 à 0,98 euro/kg, correspondant à une diminution de 21,1% sur un an.

La pression s’est accentuée en juin. Les importations européennes de pastèques marocaines ont atteint 69.228 tonnes, en hausse de 18% sur un an, alors que leur valeur moyenne déclarée est passée de 0,80 à 0,69 euro/kg.

Une équation difficile pour les producteurs tardifs

Ces données douanières ne correspondent pas directement au prix effectivement perçu par les agriculteurs. Elles montrent néanmoins que l’augmentation des volumes exportés s’est accompagnée de conditions commerciales moins rémunératrices.

Pour les exploitations encore engagées dans les récoltes tardives, cette situation accroît le risque de voir l’offre se concentrer sur une période où les débouchés sont déjà fortement sollicités. La fin de campagne s’annonce ainsi particulièrement tendue pour certains producteurs marocains.

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