Notre confrère Mohamed Belkacem décroche son doctorat en sciences politiques

Avatar de Rédaction LeBrief

Temps de lecture :

WhatsApp Image 2023 10 05 a 11.42.11

A
A
A
A
A

Notre confrère, Mohamed Belkacem, directeur de publication du journal électronique Madar21, a récemment soutenu sa thèse de doctorat en sciences politiques à l’Université Mohammed V de Rabat. Sous la direction du Dr Abderrahim Manar Slimi, le chercheur s’est penché pour son travail sur le thème : «Le Parlement marocain après la Constitution de 2011 : une étude du contexte politique, des pouvoirs et des profils».

Dans un contexte où le Parlement marocain semble avoir du mal à s’affranchir de son statut d’institution pré-2011 et à échapper aux chaînes du pouvoir exécutif, une analyse critique de son fonctionnement s’est imposée au chercheur. Malgré l’enthousiasme qui a entouré l’adoption de la Constitution en 2011, qui a conféré au Parlement des pouvoirs considérables et l’a érigé en une autorité autonome, la réalité a révélé que celui-ci peinait à rivaliser avec l’emprise du gouvernement, incapable de s’imposer comme une puissance parallèle à l’exécutif.

Cette persistance dans la conceptualisation de l’action parlementaire a maintenu le Parlement dans un rôle subordonné, entravant la création d’institutions visant à équilibrer les pouvoirs. En ce qui concerne les profils des députés, la prédominance de la figure des élus locaux aux multiples fonctions représentatives a dilué l’engagement législatif, de contrôle, et d’évaluation des politiques publiques et diplomatiques, affaiblissant davantage leur impact en raison de la diversité de leurs formations académiques et de leurs origines politiques.

La domination de la majorité parlementaire a réduit le rôle du législateur, le transformant souvent en simple suiveur cherchant principalement à obtenir des postes politiques plutôt qu’à être un acteur productif. En dépit des réformes constitutionnelles au Maroc, le Parlement demeure empreint de stéréotypes, avec des débats souvent marginaux et épuisants, suscitant un consensus quasi général sur le déclin de la qualité du travail parlementaire depuis le premier parlement jusqu’à la dixième législature.

En ce qui concerne la conclusion, elle est étroitement liée à l’état d’urgence sanitaire imposé par le virus de la Covid-19, qui a consommé près de la moitié de la législature. La tenue des sessions du Parlement en période d’urgence sanitaire était incontournable, étant donné qu’il était impossible de violer la Constitution en annulant la session de printemps, qui coïncidait avec la propagation généralisée du virus.

Dans ce contexte, la formule adoptée par la Chambre des représentants concernant la présence des députés est justifiée, car elle a d’abord veillé à la protection individuelle contre le virus, une justification des autorités publiques au Maroc pour décréter l’état d’urgence sanitaire, tout en garantissant la continuité du rôle parlementaire.

Cependant, en contrepartie, le Parlement n’a pas réussi à s’affranchir de sa dépendance vis-à-vis du gouvernement en ce qui concerne l’ordre du jour ou les discussions qui ont eu lieu, transformant ainsi les députés en des compléments de l’exécutif plutôt qu’en une autorité indépendante.

De plus, le débat politique qui anime généralement l’institution parlementaire dans la dernière année précédant les élections a été notablement atténué, les discussions politiques se concentrant davantage sur la recherche de solutions aux problèmes rencontrés par les citoyens plutôt que sur les conflits entre les composantes de la majorité et de l’opposition.

Par conséquent, de telles situations exceptionnelles nécessitent une adaptation du règlement intérieur de la Chambre des représentants pour garantir l’introduction de procédures exceptionnelles en cas d’urgence, en particulier en matière de santé, ou pour conférer au bureau de la Chambre des représentants des pouvoirs élargis pour gérer la pandémie.

Après présentation et délibération, le jury, composé de plusieurs éminents universitaires, avec à sa tête Ahmed Boujdad en tant que président, et comprenant Ahmed El Bouz, Omar Charqaoui, Saïd Khomri, et Houceine Aabouchi en tant que membres, a décerné le doctorat à Mohamed Belkacem avec mention très honorable et une recommandation pour la publication.

Dernier articles
Les articles les plus lu
Hajj 1447H : nouvelle période pour récupérer le reliquat

Société - Une période exceptionnelle est ouverte du 6 au 16 avril pour permettre aux pèlerins n’ayant pas récupéré leur reliquat du Hajj 1447H de le faire. Le montant de 1.979 dirhams pourra être retiré auprès des agences Al Barid Bank.

Ilyasse Rhamir - 1 avril 2026
Le PJD plaide pour le retour à l’heure légale

Société - Le PJD annonce son soutien officiel à la suppression de l’heure additionnelle et au retour à l’heure légale.

El Mehdi El Azhary - 1 avril 2026
Science Week 2026 : la faim invisible, un défi stratégique pour le développement humain

Société - La faim invisible touche deux milliards de personnes et affecte à la fois la santé et la productivité. Une nutrition adéquate et la biofortification des cultures sont essentielles.

Mouna Aghlal - 1 avril 2026
Lune rose : un spectacle printanier visible au Maroc

Société - Phénomène céleste associé au printemps, la lune rose sera observable au Maroc début avril. Malgré son nom, elle ne change pas de couleur. Ce rendez-vous astronomique symbolise le renouveau et attire les passionnés du ciel.

Ilyasse Rhamir - 1 avril 2026
Lutte anticorruption : le Maroc fort en lois, faible en résultats, selon l’OCDE

Société - Malgré un cadre anticorruption avancé, le Maroc peine à appliquer ses lois, freinant efficacité, transparence, confiance institutionnelle et attractivité économique.

El Mehdi El Azhary - 1 avril 2026
Recruter les meilleurs, faire confiance aux talents : comment atteindre l’excellence académique ?

Société - Lors de la Science Week 2026 à l’UM6P, le professeur Willy Zwaenepoel a partagé sa vision pour bâtir une institution d’excellence.

Mouna Aghlal - 1 avril 2026
Voir plus
Aïd Al-Fitr 1447 pourrait tomber le samedi 21 mars

Société - Selon les calculs astronomiques, Aïd al-Fitr 2026 pourrait tomber le samedi 21 mars au Maroc. La visibilité du croissant lunaire est prévue vendredi soir, mais la date officielle sera confirmée par le ministère des Habous.

Ilyasse Rhamir - 9 mars 2026
Ramadan : horaires spéciaux du tramway de Casablanca

Société - Le réseau CASA Tramway adopte des horaires spéciaux durant le mois de Ramadan.

Mouna Aghlal - 17 février 2026
8 mars : 8 Marocaines qui bousculent les lignes

Société-A l’occasion du 8 mars, LeBrief rend hommage à 8 femmes que nous avons rencontrées et interviewées ces derniers mois.

Sabrina El Faiz - 8 mars 2026
Manifestations de la « GenZ 212 » : 60 personnalités marocaines exhortent le Roi à engager des réformes profondes

Société - Soixante figures marocaines appellent le roi Mohammed VI à lancer des réformes profondes en phase avec les revendications de la jeunesse.

Hajar Toufik - 8 octobre 2025
Travaux : les Casablancais n’en peuvent plus !

Dossier - Des piétons qui traversent d’un trottoir à l’autre, des voitures qui zigzaguent… À croire que les Casablancais vivent dans un jeu vidéo, sans bouton pause.

Sabrina El Faiz - 12 avril 2025
Ramadan 2026 : la Zakat Al Fitr fixée à 25 dirhams

Société - Le Conseil supérieur des oulémas annonce la valeur de la Zakat Al Fitr pour 2026 à 25 dirhams pour l'année 1447 de l'Hégire.

Mouna Aghlal - 12 mars 2026
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire