Nadia Fettah présente une vision ambitieuse pour la finance en Afrique
Cérémonie d'ouverture du AFIS 2024, avec un discours de Nadia Fettah. DR : AFIS.
A
A
A
A
À l’occasion du Africa financial summit (AFIS 2024) tenu à Casablanca, la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a esquissé une feuille de route ambitieuse pour faire de la finance un levier de développement durable en Afrique. Cette vision repose sur trois piliers fondamentaux : la fluidité des capitaux, la solidité des systèmes financiers et la libération des énergies à travers des financements innovants.
La circulation des capitaux est essentielle pour répondre aux besoins financiers massifs du continent, estimés à plus de 1.200 milliards de dollars d’ici 2030. Cependant, des barrières structurelles, réglementaires et technologiques entravent encore cette dynamique.
Lire aussi : Financement du développement en Afrique : Fettah plaide pour une mobilisation collective
Elle a salué des initiatives comme le PAPSS, qui facilite les paiements transfrontaliers en devises locales et génère une économie annuelle de 5 milliards de dollars. Par ailleurs, les fintechs africaines redéfinissent l’accès aux services financiers, avec un marché attendu à 40 milliards de dollars d’ici 2025.
Un système financier solide
Toutefois, Fettah a insisté sur la nécessité de bâtir un système financier solide, reposant sur une régulation rigoureuse et une gouvernance exemplaire. L’Afrique doit renforcer ses institutions financières pour attirer les investisseurs tout en garantissant la stabilité macroéconomique.
Face aux défis climatiques et au déficit de financement des infrastructures, elle a plaidé pour des mécanismes innovants, tels que les PPP et les Gender Bonds, qui favorisent l’inclusion sociale et l’entrepreneuriat féminin.
Fettah a conclu en appelant à une collaboration active entre gouvernements, institutions financières et secteur privé pour maximiser l’impact des ressources disponibles et construire un écosystème financier résilient et durable.
Les produits agricoles restent les plus taxés à l’importation, tandis que les équipements industriels bénéficient d’un régime douanier plus favorable au Maroc.
Ilyasse Rhamir - 1 juillet 2026Pour le Maroc, et plus particulièrement pour l'OCP, cette dernière avancée illustre la place prise par le groupe dans les grands équilibres agricoles mondiaux.
Rédaction LeBrief - 30 juin 2026Le Maroc réaffirme à Abuja son soutien à la ZLECAf et appelle à accélérer l'intégration économique africaine pour stimuler le commerce et l'investissement.
Mouna Aghlal - 30 juin 2026Face à la concurrence chinoise, Stellantis redéfinit sa stratégie mondiale et fait du Maroc un hub industriel pour soutenir sa croissance à l'horizon 2030.
Sabrina El Faiz - 30 juin 2026La COMADER alerte sur la fragilité des exploitations agricoles et appelle à revoir les politiques de soutien face à la hausse des coûts et au stress hydrique.
Mouna Aghlal - 30 juin 2026L'écosystème startup marocain progresse fortement, mais recule au classement mondial 2026 de StartupBlink, peinant encore à franchir le cap du passage à l’échelle.
El Mehdi El Azhary - 30 juin 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026