Les professeurs universitaires menacent de reprendre les protestations
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Le secteur de l’enseignement supérieur au Maroc s’apprête à connaître une nouvelle vague de contestations. Selon un récent article d’Al Akhbar, la coordination des professeurs universitaires envisage de reprendre les mouvements de protestation après les vacances de janvier, principalement en raison du dossier non résolu de la reconnaissance de l’ancienneté dans la fonction publique.
Cette problématique, qui affecte environ 9.000 enseignants-chercheurs, est un point de discorde depuis 2018. Malgré son inscription parmi les priorités du Syndicat national de l’enseignement supérieur, les négociations avec l’ancien ministre Abdelatif Miraoui n’ont pas abouti, ce dernier s’étant rétracté de l’accord initial et ayant fermé la porte au dialogue.
Les enseignants concernés ont exprimé leur mécontentement face à l’inaction du ministère de tutelle et à la position jugée passive du secrétaire général du syndicat. Boujemaa Ouali, membre de la coordination, appelle le syndicat à intensifier la pression sur le ministère et exhorte le ministre actuel, Azzedine Midaioui, à prendre en compte cette revendication pour désamorcer la crise.
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Face à cette situation tendue, le Syndicat national de l’enseignement supérieur tente de jouer un rôle de médiateur. Il a annoncé l’organisation de séances de dialogue avec les départements gouvernementaux concernés. Parmi les points à l’ordre du jour figurent l’émission d’un décret pour résoudre les injustices envers les titulaires de doctorats français, la reconnaissance du service civil dans la carrière des enseignants-chercheurs, et la résolution des problèmes liés au statut de « professeur conférencier » de 1975.
La coordination des professeurs universitaires, déterminée à faire entendre ses revendications, a déjà commencé à mobiliser ses membres pour une manifestation prévue après les vacances de janvier. L’issue de ce conflit dépendra largement de la réponse du ministère de l’Enseignement supérieur et de sa capacité à proposer des solutions concrètes aux problèmes soulevés par les enseignants-chercheurs.
Confrontée à des difficultés financières, l’ICESCO ne versera que 50% des salaires d’août et envisage de revoir ses dépenses, postes et avantages.
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