Le roi Mohammed VI donne ses orientations pour l’agriculture, le cheptel et la gestion de l’eau
Le roi Mohammed VI © MAP
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Le roi Mohammed VI a présidé, ce lundi 12 mai 2025, correspondant au 14 Dou al-Qiida de l’année 1446 de l’Hégire, un Conseil des ministres au Palais Royal à Rabat. Ce rendez-vous a été l’occasion pour le Souverain de s’enquérir des retombées des dernières précipitations sur la campagne agricole, de l’état du cheptel national, ainsi que de la situation hydrique du Royaume.
Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El Bouari, a souligné l’effet bénéfique des dernières pluies, particulièrement sur la production des céréales, les cultures d’automne et printanières, ainsi que sur les vergers. L’amélioration du couvert végétal a également eu des répercussions positives sur le bétail dans plusieurs régions du Royaume.
La reconstitution du cheptel national
Conscient de l’importance stratégique de l’élevage dans le tissu socio-économique rural, le roi Mohammed VI a insisté sur la nécessité de réussir l’opération de reconstitution du cheptel national. Il a donné ses instructions pour que cette opération soit menée de manière professionnelle, transparente et encadrée par des commissions placées sous la supervision directe des autorités locales.
Le Souverain rejoint ainsi les recommandations émises par les experts lors du Salon international de l’Agriculture au Maroc (SIAM), qui ont souligné que la relance durable du cheptel dépend de plusieurs leviers. Parmi ceux-ci : la sélection et l’amélioration de cinq races locales bien adaptées aux conditions climatiques du Maroc, le renforcement de l’encadrement des éleveurs via la formation et les conseils techniques et la mise en œuvre de campagnes sanitaires régulières. L’un des objectifs phares consistera à accroître la natalité ovine, en visant un passage de 0,7 à entre 1,5 et 2 naissances par brebis et par an, ce qui permettrait de retrouver le niveau de production d’avant 2020.
Une situation hydrique en nette amélioration
Le roi Mohammed VI a également interpellé le ministre sur l’état des ressources hydriques. Ahmed El Bouari a rapporté que le taux de remplissage moyen des barrages nationaux s’établit actuellement à 40,3%, représentant un volume mobilisé de 6,7 milliards de m³. Un chiffre significatif puisqu’il équivaut à environ un an et demi de consommation d’eau potable pour la population marocaine.
Il s’agit d’une amélioration marquée par rapport à la même période de l’an dernier, où les réserves d’eau n’atteignaient que 5,29 milliards de m³ (32,82%). En l’espace de deux mois, le volume stocké dans les barrages a ainsi augmenté de plus de deux milliards de m³, passant de 4,68 milliards au début du mois de mars à 6,7 milliards fin avril.
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Parmi les bassins les plus abondamment alimentés, celui du Sebou arrive en tête avec une hausse de plus de 922 millions de m³. Viennent ensuite le Loukkos (+328 millions de m³) et l’Oum Er-Rbia (+315 millions de m³). Le bassin de Bouregreg a également connu une hausse importante de 248 millions de m³. D’autres régions ont vu leurs ressources augmenter de manière plus modeste : +49 millions de m³ pour le Souss-Massa, +41,5 millions pour Guir-Ziz-Rhéris, +13 millions pour le Tensift, et +6,5 millions pour la Moulouya.
Une stratégie de résilience face à la sécheresse
Malgré ces résultats encourageants, le Royaume reste confronté à une sécheresse structurelle qui perdure depuis 2018. Pour y faire face, le gouvernement a mis en œuvre le Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation (2020-2027). Ce plan stratégique vise à renforcer la sécurité hydrique et la souveraineté alimentaire du pays.
Parmi les actions prioritaires : la modernisation des systèmes d’irrigation pour réduire les pertes, la lutte contre les prélèvements illégaux d’eau, le développement des eaux non conventionnelles (comme les eaux usées traitées), et surtout l’accélération des projets de dessalement de l’eau de mer. Ces efforts visent particulièrement les régions rurales, plus exposées aux effets du stress hydrique.
Société-On essaye d’écrire sur lui et on se rend compte que rien ne sera à la hauteur de son talent. Un seul de ses traits valait tous nos mots.
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