L’ANME alerte sur les jeux politiques fragilisant le secteur
Le logo de l'Association nationale des médias et des éditeurs (ANME) © DR
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La décision récente de la Cours constitutionnelle marocaine a été saluée par l’Association nationale des médias et des éditeurs comme un signal fort en faveur du respect de la légalité et de la légitimité constitutionnelle. En réaffirmant les règles encadrant les institutions professionnelles et le principe d’autorégulation du secteur de la presse et de l’édition, la Cours a rappelé l’importance d’un cadre institutionnel stable pour garantir un journalisme libre et responsable.
Cependant, derrière cette reconnaissance juridique, l’association exprime une vive inquiétude face à ce qu’elle qualifie de démarche sélective de certains acteurs politiques. En effet, seul le projet de loi régissant le Conseil national de la presse a été soumis à la Cours constitutionnelle, tandis que d’autres textes législatifs, pourtant déterminants pour la vie publique, ont été ignorés. Une situation perçue comme un « deux poids, deux mesures », difficilement dissociable de calculs politiques étroits.
Des conséquences concrètes pour les journalistes et les médias
Selon l’association, cette instrumentalisation politique a entraîné un blocage du fonctionnement institutionnel du secteur, avec des répercussions directes sur les professionnels de l’information. Parmi les dysfonctionnements les plus marquants figurent la suspension injustifiée de la délivrance des cartes professionnelles et des cartes de transport, le non-paiement des salaires des employés du Conseil national de la presse pendant plus de trois mois, ainsi que l’arrêt des négociations autour des conventions collectives visant à améliorer les salaires des journalistes et des travailleurs des entreprises médiatiques.
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Se présentant comme l’organisation la plus représentative du secteur, regroupant à la fois de grandes entreprises de presse et une large base de journalistes professionnels, l’association dénonce une atteinte grave à la stabilité économique et sociale des médias.
« La presse n’est pas une monnaie d’échange »
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Face à cette situation jugée alarmante, une réunion de l’ensemble des membres est annoncée afin d’évaluer la conjoncture et de prendre des décisions en défense de l’indépendance de la profession. Le message final est sans équivoque : la presse ne doit pas servir d’outil de règlement de comptes politiques. La respecter, c’est respecter la Constitution et le droit fondamental des citoyens à une information professionnelle, libre et responsable.
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