Éducation nationale : une année qui s’achève sur un point d’interrogation

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Chakib Benmoussa, ministre de l'Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports © DRChakib Benmoussa, ministre de l'Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports © DR

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L’année scolaire touche à sa fin. Les contractuels n’ont toujours pas eu de réponses favorables concernant leurs statuts. Les grèves et sit-in ont entrainé un important retard d’apprentissage pour les élèves marocains. De plus, les éditeurs et imprimeurs manifestent pour augmenter les prix des manuels scolaires. Alors, quelles sont les réponses du ministère de l’Éducation nationale à ces sujets ? Quid des derniers points relatifs au système éducatif marocain ?

Cette année, les jours consacrés aux manifestations semblent dépasser les jours dédiés aux cours. Lors de ces derniers mois, les contractuels ont massivement exigé leur intégration à la fonction publique. Une réclamation qui a rendu les relations entre le gouvernement et les enseignants encore plus tendues. De plus, les protestations successives des cadres des Académies régionales d’éducation et de formation (AREF) ont ralenti l’apprentissage de la promotion actuelle.

Pour faire face aux lacunes cumulées, le ministre de l’Éducation nationale, Chakib Benmoussa, a proposé de recourir aux cours supplémentaires de soutien scolaire. Les enseignants stagiaires ont été appelés et mobilisés pour remédier à cette situation. Selon lui, il s’agit de la solution la plus optimale à adopter pour atténuer les répercussions de ces grèves sur les apprenants.

Il est à préciser que cette année scolaire a démarré en octobre 2021, soit avec un mois de retard. Une décision qui a déclenché l’indignation des parents. Pour ceux qui ont payé le mois de septembre, ils se sont retrouvés avec une mensualité prépayée. À ce propos, Chakib Benmoussa a expliqué que la Loi n°06.00 est le cadre légal actuel réglementant l’enseignement scolaire privé. Il a précisé que ce cadre ne donne à son département aucune possibilité d’intervenir afin de déterminer les taxes et frais applicables au secteur privé de l’enseignement.

Ces établissements sont, en effet, soumis au droit de la concurrence. Une annonce qui n’a pas soulagé la colère des ménages, qui se sont vus obligés de payer la mensualité du mois de juillet 2022. En outre, les frais d’inscription et de réinscription ont été jugés trop élevés cette année par les familles.

Lire aussi : Éducation nationale : entre examens et retard de cours

L’année scolaire 2021-2022 est marquée par quelques changements

Par ailleurs, après les deux années marquées par la pandémie et les cours à distance, les péripéties du secteur de l’éducation ne se sont guère calmées. Le ministre avait annoncé, pour donner suite aux récurrentes réclamations des parents d’élèves, le report du paiement du mois de septembre 2021 au mois de juillet 2022, le dernier de l’année scolaire en cours.

Lire aussi : Écoles privées : exonération des frais de scolarité de septembre

Cela signifie que les élèves continueront à assister aux cours en juillet. Même chose pour les examens de cette année, ils ont été planifiés en fin du mois de juin et jusqu’à juillet.

Ainsi, les examens continus de l’enseignement primaire, du secondaire collégial et des troncs communs auront lieu entre le 27 juin et le 2 juillet. Pour les examens destinés à l’obtention des certificats officiels, le décalage n’est pas important.

Concernant le baccalauréat, il est prévu le 20, 21 et 22 juin 2022 pour l’ensemble des filières. Pour les résultats, ils seront annoncés le 1er juillet 2022.

En revanche, les sessions de rattrapage se dérouleront après Aïd Al-Adha, notamment les 15, 16, 18 et 19 juillet.

Lire aussi : Chakib Benmoussa : le ministère n’a aucune possibilité d’intervenir pour fixer les frais des écoles privées

Augmentation des prix des manuels : la goûte de trop

En raison de la conjoncture économique internationale, les prix des produits alimentaires et non alimentaires ont grimpé d’un coup. Désormais, les effets de la crise et de l’inflation mondiales ont touché les imprimeurs et les éditeurs nationaux. Ces derniers ont avancé qu’ils vont augmenter le prix des manuels scolaires.
Répondant à cette réclamation, le ministre de l’Éducation nationale a insisté sur l’importance de mettre en place une stratégie, afin de réduire les marges bénéficiaires et le coût de production.

Tenant en compte la flambée des prix du papier dans le marché international, le ministre a souligné la nécessité d’accompagner les efforts déployés par les éditeurs. Ainsi, le gouvernement examine leur demande pour trouver des réponses aux questions liées à la révision des prix des manuels scolaires. Rappelons que 70% des manuels au niveau primaire sont financés par l’État. Une démarche qui s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Un million de cartables ».

Enfin, l’éducation peut, parfois, être la seule échappatoire des élèves d’un environnement toxique ou d’une réalité défavorable. L’éducation est une priorité et une condition sine qua non pour que chaque élève développe son savoir, savoir-faire et savoir-être. Comme le cite Jean-Jacques Rousseau, «on façonne les plantes par la culture, et les hommes par l’éducation».

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