L’art jadis feutré de l’esquive institutionnelle s’est transformé en une mécanique grossière, presque cynique. Le scandale des aides à l’importation de bétail illustre cette dérive avec une éloquence inquiétante.
Alors que l’opposition – MP, PJD, PPS et USFP – réclamait une commission d’enquête parlementaire dotée de véritables moyens pour auditionner les responsables et s’assurer de la reddition des comptes, la majorité a préféré le leurre. Les trois partis (RNI, PAM et PI) ont opté pour une mission d’information, simple dispositif consultatif, vidé de toute capacité d’investigation. Un habillage sans substance, pensé pour apaiser l’opinion publique sans jamais inquiéter les véritables bénéficiaires du dispositif de subventions.
Le message est limpide : oui à la vérité, mais soigneusement édulcorée ; oui à la transparence, tant qu’elle ne gêne personne. Et surtout, non à toute forme de redevabilité. Pourtant, l’exécutif martèle que les subventions ont été distribuées dans la clarté la plus totale. Alors pourquoi cette frayeur, dès qu’il s’agit de rendre les informations publiques ? Si tout est si propre, pourquoi refuser le regard des élus et in fine celui des citoyens ?
Parce que ce qui soulève l’indignation au final, c’est le silence assourdissant autour des soupçons d’opacité dans la gestion des subventions et la sélection des importateurs. À en croire plusieurs députés de l’opposition, la logique du favoritisme a prévalu. Dans le lot des bénéficiaires figureraient de nombreux élus de la majorité. Un clientélisme éhonté…
Et pendant que le citoyen s’étrangle devant les prix toujours élevés des viandes rouges, l’exécutif, dans une posture quasi-insolente, s’enorgueillit d’un dispositif qui, en réalité, n’a eu aucun effet tangible sur le marché. L’absence de résultats est traitée comme une performance. La farce est totale.
Le malaise est palpable. Cette affaire, qui brasse des milliards issus de l’effort fiscal des Marocains, soulève une interrogation cruciale : jusqu’où une majorité peut-elle aller pour se soustraire au devoir de rendre des comptes ? À quel moment cesse-t-on d’administrer pour devenir une machine à protéger ses affidés ?
Ce n’est pas la première fois que ce gouvernement est accusé de conflit d’intérêts et de délit d’initiés. Souvenez-vous, il y a quelques mois, l’attribution des travaux de réalisation du grand projet de la station de dessalement de Casablanca à une entreprise appartenant au chef de l’exécutif avait fait couler beaucoup d’encre.
Dans les deux affaires, l’opposition a tenté de percer la brume. Elle s’est heurtée à un mur. Mais dans cette opacité entretenue, c’est toute la crédibilité démocratique qui vacille.
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