Chronique CADENCE
Sabrina El Faiz Publié le 05/06/26 à 10:42
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Bac ou pas bac ?

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« Bac ou pas bac, je serai ministre minimum »… Qui se souvient de la fameuse réplique des Sous-doués passent le bac ? Ah, c’était la belle époque aurions-nous envie de dire. Malheureusement aujourd’hui, la plaisanterie n’est plus de mise, on n’a rien sans le bac ! Et encore moins un poste de ministre… quoique…

Pour cette session 2026, le ministère de l’Education nationale a décidé de frapper fort pour garantir une crédibilité 2.0 à ce diplôme marocain.

Franchement, avec les moyens mis en place, on se croirait dans X-Files. D’ailleurs mêmes les surveillants se prennent un peu pour Mulder. Fini les simples détecteurs de métaux, place à la « Tech marocaine » avec le déploiement généralisé du T3-Shield.

Ce dispositif ultrasophistiqué, développé par une startup de l’Université Mohammed VI polytechnique, est un boîtier de moins de 3 kg capable de scanner l’environnement électromagnétique pour débusquer les signaux les plus invisibles des smartphones, montres connectées, écouteurs Bluetooth et même les redoutables « Kits VIP ». Ce système est tellement précis qu’il peut localiser la table exacte d’un tricheur en moins de 5 secondes, même si son appareil est éteint.

L’arsenal ne s’arrête pas là, l’intelligence artificielle s’invite dans les salles avec des algorithmes capables de détecter des communications interdites sans même lire les messages, respectant ainsi la vie privée tout en étant impitoyable. On parle aussi de QR codes uniques sur chaque feuille d’examen pour une traçabilité totale, de la distribution jusqu’à la correction. Sérieux, ça fait peur ! Même ceux qui n’ont rien fait « ghay cheko frashom ».

Face à une telle débauche de technologie et à la sévérité de la loi, qui prévoit des peines allant jusqu’à cinq ans de prison et 100.000 dirhams d’amende pour les cas les plus graves, on ne peut qu’espérer que cette rigueur s’étende aux facultés. C’est particulièrement vrai pour les filières critiques comme la médecine. Si l’on sécurise l’entrée au bac avec une précision chirurgicale, il est tout autant important de s’assurer que le reste du parcours universitaire soit tout aussi intègre. Il ne s’agit pas de se faire charcuter le corps par un tricheur.

Espérons que ce « bac sans triche » devienne la norme pour tous nos diplômes nationaux, afin que le mérite reste le seul scalpel autorisé dans nos blocs opératoires.

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2 commentaires

  1. la qualité de l’enseignement est dans l’oubliette , dans l’esprit du politicien ……….. on s’en fiche . il faut sanctionné le citoyen pour faire plaisir l’extérieur des frontières

  2. Bac ou pas bac ?
    Tous ces moyens déployés c’est de la foutaise.
    Le Bac en lui même ne veut plus rien dire puisque on peut être ministre , parlementaire ou même occupé des postes clés sans même un certificat d’études primaires.il suffit d’appartenir à une certaine famille ou à un parti politique.
    Étudier n’a plus de sens et ne mène à rien de nos jours et dans notre pays.
    La triche est inévitable malgré tous ces moyens puisque la triche vient des décideurs.les élèves ne sont que les victimes d’un système pourri.
    On est bien en Afrique ce continent qui survi de la triche

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