Bank Al-Maghrib réduit son taux directeur à 2,75%
Le siège de Bank Al-Maghrib à Rabat © DR
A
A
A
A
Lors de la deuxième réunion trimestrielle de 2024, tenue ce mardi à Rabat, le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a décidé de réduire le taux directeur de 25 points de base (pbs), le faisant passer de 3% à 2,75%. Cette décision marque un tournant notable après quatre réunions consécutives où le taux directeur avait été maintenu inchangé.
Selon le communiqué de BAM, cette réduction est motivée par des évolutions économiques et monétaires spécifiques. Le Conseil a souligné qu’il continuerait à suivre de près l’évolution de la conjoncture économique et de l’inflation, tant au niveau national qu’international. Cette vigilance permanente est essentielle pour garantir une réponse adaptée aux fluctuations économiques et maintenir la stabilité des prix, qui reste une priorité centrale pour Bank Al-Maghrib.
Communiqué ⬇️ : Réunion du #Conseil de @BankAlMaghrib – 25 juin 2024
[AR] https://t.co/hl3COgBlvF
[EN] https://t.co/rmE0gDyuOb
[FR] https://t.co/y7ampSqvu3 pic.twitter.com/bV77KZa16W— Bank Al-Maghrib (@BankAlMaghrib) June 25, 2024
Contexte économique et justifications
Le Conseil de la banque centrale a justifié cette réduction du taux directeur par les progrès réalisés en matière de maîtrise de l’inflation et de soutien à l’activité économique post-Covid. Le communiqué précise que «le resserrement calibré de la politique monétaire, le suivi régulier de la transmission de ses décisions, ainsi que les mesures mises en place par le gouvernement pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages et certaines activités économiques ont permis des progrès très notables en matière de retour de l’inflation à des niveaux en ligne avec l’objectif de stabilité des prix».
Sur le plan international, la conjoncture économique montre une résilience relative avec une baisse des pressions inflationnistes, bien que cette diminution soit plus lente que prévu. Cependant, ces perspectives restent entourées d’incertitudes dues notamment aux tensions géopolitiques persistantes en Ukraine et au Proche-Orient. À l’échelle nationale, les comptes nationaux annuels publiés par le Haut-Commissariat au Plan (HCP) montrent une croissance plus rapide des activités non agricoles et une amélioration notable de la consommation des ménages.
L’inflation domestique, qui avait atteint 6,6% en 2022 et 6,1% en 2023, a récemment diminué, principalement en raison de la baisse des prix des produits alimentaires à prix volatils et de la diminution des pressions externes. BAM prévoit que l’inflation moyenne pour l’année en cours se stabilisera à 1,5% et s’élèvera à 2,7% en 2025, avec une composante sous-jacente stable autour de 2,1% pour les mois à venir.
Lire aussi : Bank Al-Maghrib: taux directeur à 3% pour une croissance maîtrisée
Impact et perspectives
La transmission des décisions monétaires précédentes s’est traduite par une stabilité relative des taux débiteurs des banques, qui n’ont que peu évolué au deuxième trimestre de l’année. Depuis le début du resserrement monétaire en septembre 2022, les taux ont augmenté de 116 points de base, impactant davantage les entreprises que les particuliers, et les grandes entreprises plus que les TPME (très petites et moyennes entreprises).
Le Conseil de BAM, en prenant cette décision de réduire le taux directeur, vise à soutenir davantage la reprise économique tout en maintenant l’inflation sous contrôle. Le bon ancrage des anticipations d’inflation, telles qu’observées dans l’enquête trimestrielle de BAM auprès des experts du secteur financier, avec une prévision de 2,7% à l’horizon de huit trimestres, conforte cette approche.
Ainsi, cette réduction du taux directeur à 2,75% intervient dans un contexte de reprise économique et de maîtrise de l’inflation. Ceci étant, Bank Al-Maghrib continuera de suivre de près l’évolution de la conjoncture économique et de l’inflation aussi bien au niveau national qu’international.
Économie - L’ANEF déploie des projets mêlant protection de la biodiversité, lutte contre l’ensablement et développement de l’aquaculture.
Ayoub Jouadi - 21 mai 2026Économie - Un rapport de l’Union internationale de l'industrie du gaz classe le Maroc parmi les pays aux prix de gros du gaz les plus élevés en 2025.
El Mehdi El Azhary - 21 mai 2026Économie - L’extension d’Agro Juice Processing marque une nouvelle étape industrielle avec 175 millions de dirhams investis et 800 emplois créés.
Ilyasse Rhamir - 21 mai 2026Économie - Le port de Casablanca connaît de longs délais d’attente pour les navires. Comprenez les causes et les effets de cette congestion sur l’économie.
Rédaction LeBrief - 21 mai 2026Économie - Le secrétariat d’État chargé de la Pêche maritime lève l’interdiction de ramassage et commercialisation des palourdes et des huîtres dans certaines zones de Dakhla.
El Mehdi El Azhary - 20 mai 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.
Sabrina El Faiz - 21 février 2026Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.
El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026