BAM : climat des affaires au 2ᵉ trimestre de 2023
Le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM) a décidé, le 19 mars 2024, de maintenir inchangé le taux directeur à 3% © DR
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Le climat général des affaires dans l’industrie au 2ᵉ trimestre 2023 varie d’une entreprise à une autre. Selon l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib (BAM), 72% des entreprises estiment que le climat était «normal», tandis que 20% le jugent «défavorable».
Ces proportions varient en fonction des secteurs. Dans le secteur «agro-alimentaire», 79% des entreprises trouvent le climat «normal», contre 18% qui le considèrent «défavorable». Des chiffres similaires sont observés dans le secteur du «textile et cuir», avec, respectivement, 78% et 13%. Du côté de la «chimie et parachimie», 61% des firmes considèrent le climat comme «normal» et 32% comme «défavorable».
La «mécanique et métallurgie» se distingue, quant à elle, avec 40% des entreprises trouvant le climat «favorable» et autant le jugeant «normal». Dans le secteur de l’«électrique et électronique», toutes les entreprises déclarent un climat des affaires «normal».
Évolution des effectifs employés
En ce qui concerne les conditions d’approvisionnement, 86% des industriels les jugent «normales» au T2-2023, tandis que 14% les trouvent «difficiles». Cette tendance se reflète aussi dans des secteurs spécifiques. S’agissant des effectifs employés, la stagnation a touché toutes les autres branches. La «mécanique et métallurgie» est l’unique branche qui a connu une baisse.
Pour les trois prochains mois, les industriels anticipent une stabilité des effectifs. Ils prévoient aussi des hausses dans l’«électrique et l’électronique» et la «mécanique et métallurgie». Une stagnation serait attendue dans l’«agro-alimentaire» et le «textile et cuir» et une baisse dans la «chimie et parachimie».
Coûts de production et trésorerie
En termes de coûts de production, toutes les branches, à l’exception de l’«électrique et électronique», aurait observé une augmentation. Pour ce qui est de la trésorerie, 61% des entreprises la jugent «normale» et 38% «difficile». Les disparités entre les secteurs sont évidentes, avec des proportions allant de 12% dans le «textile et cuir» à 61% dans la «mécanique et métallurgie». Mais les industriels du secteur «électrique et électronique» considèrent leur situation de trésorerie comme «normale».
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