AMO : quid des nouvelles modalités
Image d'illustration © DR
A
A
A
A
Le projet national de généralisation de la protection sociale commence à prendre forme. Il reflète l’engagement de l’État à assurer aux citoyens un régime unifié de l’Assurance maladie obligatoire de base (AMO), abstraction faite de leur statut social ou économique. La promulgation de la loi 65-00 en 2002 portant code de la couverture médicale de base était un premier pas que le Maroc a franchi dans ce sens. C’était un préalable à l’entrée en vigueur de l’AMO en 2005. Ensuite, le pays avait adopté le Régime d’assistance médicale (RAMED) en mars 2012.
Concrètement, l’AMO garantit, pour les assurés et les membres de leurs familles à charge, «la couverture des risques et frais de soins de santé inhérents à la maladie ou l’accident, à la maternité et à la réhabilitation fonctionnelle. Ainsi, elle donne droit au remboursement et éventuellement à la prise en charge directe des frais de soins curatifs, préventifs et de réhabilitation médicalement requise par l’état de santé du bénéficiaire», explique la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS).
En outre, le système de l’AMO a mis en place de nouvelles modalités adaptées à chaque catégorie sociale et professionnelle.
Lire aussi : Couverture sanitaire universelle : on y est !
Les catégories concernées
Le projet de loi n°27.22 modifiant et complétant la loi n°65.00 définit les nouvelles catégories cibles de la couverture médicale de base. Il s’agit des :
- Fonctionnaires et agents de l’État, des collectivités locales et des établissements publics ;
- Personnes assujetties au régime de sécurité sociale en vigueur dans le secteur privé ;
- Titulaires des pensions des secteurs public et privé ;
- Professionnels et travailleurs indépendants, outre les personnes exerçant une profession libérale et les titulaires de pensions parmi cette catégorie ;
- Personnes incapables de payer les cotisations (les pensionnaires d’institutions caritatives, d’orphelinats, de refuges, d’institutions de rééducation) ou de toute institution publique ou privée à but non lucratif ;
- Anciens résistants et membres de l’armée de libération ;
- Étudiants de l’enseignement public et privé.
Lire aussi : AMO : adoption d’un projet de loi dédié aux personnes inactives
Les nouvelles modalités
La Chambre des conseillers a adopté le projet de loi N° 60.22 portant sur le régime de l’AMO dédié aux personnes capables de s’acquitter de leurs cotisations et n’exerçant aucune activité rémunérée ou non rémunérée. «Ce projet de loi détermine la catégorie éligible pour bénéficier de ce régime, à savoir les personnes dont la capacité à s’acquitter des cotisations a été prouvée, et qui ne sont soumises à aucun autre régime de l’AMO, tout en adoptant le système de ciblage des bénéficiaires des programmes de soutien social en vigueur, en tant que mécanisme de détermination de la capacité contributive», a précisé, le 4 janvier, Mustapha Baïtas, porte-parole du gouvernement.
De plus, le texte stipule que les montants des cotisations obligatoires de ce régime sont fixés selon les assiettes de cotisations tirées du système de ciblage des bénéficiaires. Ces deniers sont inscrits dans les programmes de soutien social.
Enfin, l’opération d’adhésion a été ouverte progressivement à trois millions de citoyens relevant de la catégorie des travailleurs non-salariés et des professions libérales. Il s’agit des agriculteurs, commerçants, artisans, auto-entrepreneurs, journalistes, cadres sportifs et autres. Le dernier Bulletin officiel publié le 30 novembre 2022 détaille les cotisations pour chaque sous-catégorie.
Société - À Rabat, le ministère de l’Équipement et de l’Eau rend hommage aux équipes mobilisées lors des intempéries ayant frappé plusieurs régions.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Société - Une initiative citoyenne franchit un cap légal : après plus de 300.000 signatures en ligne, une pétition pour le retour à l’heure GMT transitionne du digitale vers un cadre institutionnel.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Société - Alerte sur une escroquerie en ligne ciblant le paiement des amendes routières. Un faux site imitant le portail officiel circule via SMS pour piéger les citoyens et récupérer leurs données personnelles et bancaires. Vigilance recommandée.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Société-Dans un environnement médiatique marqué par une diffusion accrue, la protection des droits d’auteur apparaît comme un enjeu central.
Ayoub Jouadi - 3 avril 2026Société - Un centre dédié à la médecine de précision voit le jour à Rabat, intégrant génomique et bioinformatique pour améliorer le diagnostic et les traitements. Ce hub ambitionne de transformer les soins et de renforcer la recherche médicale au Maroc.
Ilyasse Rhamir - 3 avril 2026Société - Un enregistrement viral évoquant des agressions ciblées à Casablanca est formellement contesté par la police. Aucune plainte ni réseau criminel lié à des livreurs n’a été identifié. Une enquête est en cours pour retrouver les auteurs de cette désinformation.
Ilyasse Rhamir - 2 avril 2026Société - Selon les calculs astronomiques, Aïd al-Fitr 2026 pourrait tomber le samedi 21 mars au Maroc. La visibilité du croissant lunaire est prévue vendredi soir, mais la date officielle sera confirmée par le ministère des Habous.
Ilyasse Rhamir - 9 mars 2026Société - Le réseau CASA Tramway adopte des horaires spéciaux durant le mois de Ramadan.
Mouna Aghlal - 17 février 2026Société-A l’occasion du 8 mars, LeBrief rend hommage à 8 femmes que nous avons rencontrées et interviewées ces derniers mois.
Sabrina El Faiz - 8 mars 2026Société - Le Conseil supérieur des oulémas annonce la valeur de la Zakat Al Fitr pour 2026 à 25 dirhams pour l'année 1447 de l'Hégire.
Mouna Aghlal - 12 mars 2026Société - Soixante figures marocaines appellent le roi Mohammed VI à lancer des réformes profondes en phase avec les revendications de la jeunesse.
Hajar Toufik - 8 octobre 2025Dossier - Des piétons qui traversent d’un trottoir à l’autre, des voitures qui zigzaguent… À croire que les Casablancais vivent dans un jeu vidéo, sans bouton pause.
Sabrina El Faiz - 12 avril 2025