Banques en Afrique Subsaharienne : coopération et menaces des fintechs

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Technopoles : la BEI accorde un prêt de 115 millions d'euros à MEDZSiège de la BEI © DR
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Un rapport de la Banque européenne d’investissement (BEI) révèle que les banques en Afrique subsaharienne adoptent des approches mitigées envers les fintechs. Celles-ci oscillent entre opportunités et préoccupations majeures, selon une enquête menée auprès de 33 institutions financières.

Coopération et complexités des relations

Deux tiers des banques subsahariennes établissent des partenariats avec des fintechs, reconnaissant leur expertise technologique complémentaire. Cependant, les relations banques-fintechs demeurent complexes. Les établissements bancaires se sentant à la fois attirés par les opportunités qu’elles offrent tout en les considérant comme des menaces potentielles.

Le nouveau visage du secteur bancaire

De plus, les services numériques deviennent cruciaux pour la région. Plus de 90% banques investissent dans leurs infrastructures numériques et la formation de leur personnel pour s’adapter à la demande croissante. Les fonctions bancaires essentielles, telles que les transferts d’argent et les paiements de factures, sont désormais gérées en ligne par plus de 80% des établissements interrogés.

Les obstacles de la transformation numérique

Malgré l’accent sur la numérisation, des obstacles significatifs subsistent. Les banques soulignent le manque de ressources financières. Mais aussi les préoccupations liées à la cybersécurité. Ces facteurs sont, selon elles, des freins majeurs à leur transformation numérique. En outre, les critères de prêt se resserrent avec un accent particulier sur les petites et moyennes entreprises (PME). Ces dernières sont en effet confrontées à des exigences plus strictes.

Dans un paysage bancaire en pleine mutation numérique, les banques d’Afrique subsaharienne naviguent entre collaboration et vigilance vis-à-vis des fintechs. La nécessité de renforcer les compétences numériques s’impose. Et cela pour surmonter les obstacles financiers et de cybersécurité se profile comme un défi majeur pour l’avenir du secteur bancaire.

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