Enseignants contractuels : Chakib Benmoussa relance le dialogue social

A
A
A
A
«Je suis là pour vous écouter». En s’adressant aux cinq syndicats d’enseignement les plus représentatifs, Chakib Benmoussa, ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, entend relancer le dialogue social avec le corps enseignant marocain. Une initiative salutaire surtout lorsqu’on sait que ce dialogue a connu un blocage à cause «de l’attitude du ministre Saaïd Amzazi qui refusait le dialogue, l’échange et l’implication des enseignants dans des décisions unilatérales qui nous ont fait du tort», nous déclare Abderrazak El Idrissi, secrétaire général national de la Fédération nationale de l’enseignement (FNE). Une attitude qui a été décriée et qui a jeté de l’huile sur le feu, notamment pour le dossier des enseignants contractuels qui ont multiplié les manifestations de protestations, les grèves, les débrayages, les sit-in et les marches sous l’ère Amzazi.
Lire aussi :Enseignants contractuels : des grèves sont prévues en octobre et novembre
Une initiative salutaire
«Aujourd’hui, une pause s’impose sur ce volet de manifestations, le temps de poursuivre ce nouveau round de réunions que nous propose le nouveau ministre et les résultats qui en découleront. En tout cas, je ne peux que saluer cette initiative du ministre. Il était à l’écoute. Il n’a d’ailleurs pas beaucoup parlé et s’est dit ouvert à toute forme de dialogue. On a senti une bonne volonté de changement et nous nous réjouissons», témoigne pour Lebrief.ma Abderrazak El Idrissi.
Les enseignants contractuels obtiennent-ils gain de cause ?
La première réunion entre le ministre et les cinq principaux syndicats a été positive dans la mesure où Chakib Benmoussa s’est engagé personnellement à régler définitivement le problème des enseignants contractuels. Un engagement qui figure d’ailleurs dans le cadre des promesses du chef du gouvernement, Aziz Akhannouch. Y aura-t-il enfin une issue à problème qui a tellement duré, soit depuis le mandat de Abdelilah Benkirane?
Chakib Benmoussa a annoncé la mise en place, prochainement, d’un statut unique et unifié pour les fonctionnaires de l’Éducation nationale, y compris les enseignants contractuels. Ces derniers dépendront ainsi directement de leur ministère de tutelle et non des académies régionales, une doléance qui figure en tête de leur cahier revendicatif. Seule condition selon Benmoussa, la prise en compte de l’approche régionale dans le cadre de leur statut. Une condition qui est déjà respectée, nous déclare Abderrazak El Idrissi.
Lire aussi :Éducation nationale : les tensions persistent entre les contractuels et la tutelle
Cafouillages autour de l’augmentation des salaires de 2.500 DH
Par ailleurs, si le ministre s’est engagé à intégrer les enseignants contractuels à la fonction publique, il n’a pas apporté des réponses claires par rapport à la promesse d’augmentation des salaires des enseignants de 2.500 DH, l’une des promesses phares de Aziz Akhannouch. Or, le hic, selon le secrétaire général national de la Fédération nationale de l’enseignement, c’est que cette mesure ne devra être appliquée qu’en faveur des nouvelles recrues. «Le Chef du gouvernement s’est engagé à augmenter les salaires des enseignants de 2.500 DH. Il n’a pas mentionné que cette mesure ne concernera que les prochaines recrues. Si elle voit le jour, elle sera discriminatoire et on va la refuser. Il faut généraliser la hausse des salaires à tout le monde», tance Abderrazak El Idrissi.
El Idrissi a également appelé à l’arrêt des poursuites judiciaires et à la libération des enseignants contractuels dont le nombre avoisine la cinquantaine aujourd’hui. Il a également exhorté le ministre à accélérer la promulgation des décrets d’amendement relatifs aux cadres de la direction éducative et à régulariser les fonctionnaires ayant bénéficié de promotions.
Société-A l’occasion de la commémoration du Manifeste de l’Indépendance, le roi Mohammed VI a accordé une grâce royale à 1.386 personnes
Rédaction LeBrief - 10 janvier 2026Dossier - Mariage Vs divorce mixtes : enquêtes, obstacles, héritage… Ce que les couples ignorent souvent avant de sauter le pas.
Sabrina El Faiz - 10 janvier 2026Société-On essaye d’écrire sur lui et on se rend compte que rien ne sera à la hauteur de son talent. Un seul de ses traits valait tous nos mots.
Sabrina El Faiz - 9 janvier 2026Société - Un homme à Marrakech a été arrêté pour avoir prétendu être Procureur et extorqué 5.000 dirhams. L’enquête a conduit à la saisie de cachets, dossiers et près de 5 millions de dirhams, révélant un réseau organisé d’usurpation d’identité.
Ilyasse Rhamir - 9 janvier 2026Société - Accès frauduleux, revente de billets et troubles à l’ordre public : les bureaux judiciaires déployés dans les stades de la CAN 2025 passent à l’action.
Hajar Toufik - 9 janvier 2026Société - À Rabat-Salé, l’ONDA accélère le déploiement de nouvelles solutions de transport afin d'offrir aux voyageurs un parcours plus fluide.
Hajar Toufik - 8 janvier 2026Société - Soixante figures marocaines appellent le roi Mohammed VI à lancer des réformes profondes en phase avec les revendications de la jeunesse.
Hajar Toufik - 8 octobre 2025Dossier - Des piétons qui traversent d’un trottoir à l’autre, des voitures qui zigzaguent… À croire que les Casablancais vivent dans un jeu vidéo, sans bouton pause.
Sabrina El Faiz - 12 avril 2025Société - Les manifestations de la « GenZ 212 », poursuivent leur mobilisation à travers un appel au boycott des entreprises liées à Aziz Akhannouch.
Ilyasse Rhamir - 7 octobre 2025Société - Au Maroc, on peut rater son permis de conduire, son bac… Mais rater son mariage ? Inenvisageable !
Sabrina El Faiz - 23 août 2025Dossier - Au Maroc, pour définir le terme classe moyenne, nous parlons de revenus. Cela ne veut pourtant plus rien dire.
Sabrina El Faiz - 5 juillet 2025Dossier - Les voisins ont bien changé. Les balcons étaient les réseaux sociaux d’antan. On y partageait les breaking news du quartier et les hommes étaient aussi bien surveillés que les enfants !
Sabrina El Faiz - 12 juillet 2025