M. Benchaâboun présente le cadre général de la loi de Finances 2022

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Mohamed Benchaâboun, ministre de l'Economie et des Finances © DR

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Mohamed Benchaâboun, ministre de l’Économie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, a présenté ce mardi au Conseil du gouvernement un exposé sur le cadre général du projet de loi de Finances 2022 (PLF 2022). L’argentier du Royaume en a profité également pour dresser l’état de l’évolution de la situation économique du pays en 2021.

Le ministre de l’Économie, des Finances et de la réforme de l’administration, Mohamed Benchaâboun, a présenté ce mardi un exposé sur le bilan d’exécution de la Loi de finances 2021 ainsi que sur les perspectives d’élaboration de celle de 2022. Dans sa présentation faite lors du Conseil du gouvernement, le ministre a fait état de l’évolution de la situation économique du Royaume, notant la probabilité d’un taux de croissance qui varierait entre 5,5% et 5,8% pour cette année 2021. Le ministre précise que cette croissance dépendra également de l’évolution de la situation épidémiologique et de la propagation du variant Delta.

Lire aussi :L’économie marocaine sous la loupe de la Banque mondiale

Concernant les recettes de l’État à fin juin, le ministre a mentionné qu’elles ont marqué une progression de 10,8 milliards de DH (MMDH) par rapport au 1er semestre de l’année 2020, résultant d’une hausse des recettes fiscales de 8,3 MMDH et des recettes non fiscales de 1,5 MMDH. En ce qui concerne les dépenses ordinaires, Benchaâboun a précisé qu’elles ont connu une hausse de 6,6 MMDH tandis que les dépenses d’investissement ont quasi stagné à 31,8 MMDH.

Les priorités du PLF 2022

Le ministre a souligné que les priorités du projet de la loi de finances 2022 sont la consolidation des bases de la relance économique, le renforcement des mécanismes d’intégration et de généralisation de la protection sociale, le renforcement du capital humain, la réforme du secteur public et enfin la consolidation des mécanismes de gouvernance. Par ailleurs, il est attendu que le taux de croissance s’améliore au cours de l’année 2022 pour atteindre 3,2%. Une moyenne qui devrait être encore plus grande en 2023 (3,8%) et 2024 (4%), compte tenu de la probabilité d’une campagne agricole moyenne avec un rendement compris entre 70 et 74 millions de quintaux.

Ce mercredi, c’est au tour de la Commission des finances et du développement économique de la Chambre des représentants et celle des finances, de la planification et du développement économique de la Chambre des conseillers d’écouter Mohamed Benchaâboun.

Les prévisions du HCP

Ahmed Lahlimi Alami, économiste et patron du Haut Commissariat au Plan (HCP), a souligné cette semaine que les perspectives économiques sont porteuses d’espoir pour les années à venir : «L’analyse dans sa globalité de la situation dans notre pays en 2020 et les perspectives de son évolution en 2021, nous incite à maintenir notre préjugé favorable pour la prochaine décennie et ce, malgré la complexité singulière du contexte économique et sanitaire international sur lequel elle s’ouvre».

L’institution table sur une croissance du PIB de 2,9% en 2022 contre 5,8% prévue en 2021, induite par une baisse de 2,9% de la valeur ajoutée du secteur primaire en 2022 contre 17,5% en 2021, et une décélération de la valeur ajoutée non agricole à 3,6% en 2022contre 4,1% attenduscette année. Pour leur part, les activités non agricoles devraient enregistrer une valeur ajoutée en croissance de près de 3,6% en 2022. Quant au secteur tertiaire, il devrait enregistrer une croissance de 3,7% en 2022 contre 4,1% en 2021.

Lire aussi :HCP : contraction de 6,3% de l’économie nationale en 2020

«Le HCP focalisera ses travaux, en particulier sur des réformes à notre avis indispensables pour une inversion de la tendance baissière que connait notre croissance potentielle (…). Ces travaux portent sur trois facteurs endogènes à l’origine de cette baisse qui plombe la productivité de notre économie : la problématique de l’emploi et du chômage dans la période post-Covid, celle du secteur dit informel que nous préférons appeler « sphère informelle » en raison de sa transversalité sectorielle, et celle de leur impact sur les inégalités sociales et territoriales dans notre pays».

Le patron du HCP a indiqué qu’il compte inviter à un débat national autour de ces travaux à la rentrée, en espérant apporter une contribution supplémentaire aux analyses des recommandations du Nouveau Modèle de Développement.

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