Bilan d’étape : les performances économiques du gouvernement El Otmani

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Saad Dine El Otmani, Chef de l’exécutif, a évoqué plusieurs axes lors de sa présentation du bilan d’étape du mandat de son gouvernement. Outre l’aspect social, que notre rédaction a précédemment évoqué, il est revenu également sur les mesures prévues par le programme de sa formation. El Otmani, qui a fait son exposé ce mardi au Parlement lors de la séance conjointe des Chambres des représentants et des conseillers, a fièrement assuré qu’«en dépit du parasitage [de l’opposition, NDLR], le gouvernement n’est pas tombé comme s’attendaient certaines parties». Il a ajouté que son exécutif a fait un travail remarquable durant plus de quatre ans, et qu’il persévérera dans sa lancée jusqu’au dernier jour de son mandat.
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L’état d’avancement du programme du gouvernement
Le Chef de l’exécutif, bien qu’il n’ait pas tari d’éloges sur son gouvernement, a reconnu que ce dernier aurait pu mieux faire dans certains domaines. Cependant, les grandes réalisations de sa formation ne peuvent pas, selon lui, être négligées. Engagée depuis 2017, son équipe a presque réalisé 98% des mesures prévues dans son programme. El Otmani souligne ainsi que69% des projets programmés ont jusqu’à présent été concrétisés ou sont en cours d’achèvement.24% des engagements sont pour leur part en cours de réalisation, 2% sont en phase de lancement, et 5% n’ont pas été encore lancés.
Relance économique
En termes de développement économique nationale, le Chef du gouvernement a vanté les programmes et réformes mis en place par son équipe afin de mener à bout la transformation structurelle de ce secteur clé. Il a cité dans ce sens l’amélioration du climat des affaires grâce à la révision de son dispositif juridique, le recours et l’élargissement de la digitalisation ainsi que la simplification des procédures administratives, entre autres. Selon lui, ces dispositions ont permis au Maroc d’avancer de sept places dans l’indice Doing business, passant de la 60e place en 2019 à la 53e en 2020. Il a aussi affirmé être sûr que le pays pourrait se classer cette année, et malgré la crise sanitaire, entre le 43e et 47e rang de l’indice.
En outre, la réforme des Commissions régionales d’investissement(CRI), a été chantier très positif pour le pays. El Otmani avance que les CRI ont étudié 2.500 dossiers en 2020, soit une hausse de 51% par rapport à 2019. Lesdites commissions ont ainsi pu approuver 1.499 dossiers l’année dernière et ont assisté20.000 entreprises au cours de leur processus de création.
La Commission nationale d’investissement a de son côté validé 114 conventions entre 2015 et 2019, poursuit le Chef du gouvernement, notant que334 milliards de DH (MMDH) ont été mobilisés pour ce faire. D’après El Otmani, malgré les répercussions de la Covid-19, «de nouvelles conventions ont été signées au début de cette année, d’une valeur de 34 MMDH», portant à 43%, àfin février dernier, le taux d’exécution de ces investissements.
Concernant le volume des investissements directs étranger (IDE), ce dernier a atteint entre 2016 et 2019 une moyenne annuellede 38 MMDH,alors que la moyenne entre 2007 et 2016 était de 33 MMDH. El Otmani a en plus affirmé la réussitedu programme d’autoentrepreneurs, qui a permis à 307.000 personnes d’obtenir ce statut à fin mars dernier et a diminué en parallèle le taux de chômage à 9,2% en 2019 contre10,2% en 2017.
Le chef du gouvernement a mis également l’accent sur les performances du secteur industriel, dont les exportations sont passées de 158 MMDH en 2016 à 243 MMDH en 2019. Et de noter que ce volume concerne «différentes filières, notamment l’industrie automobile, l’agro-industrie, le textile, l’aéronautique…». Cette augmentation intervient dans le cadre du plan de relance du gouvernement qui mise sur la substitution des importations à travers une banque de projets. Des projets qui sont aujourd’hui au nombre de 523 et qui ont pour objectif desubstituerl’équivalent de 35 MMDH d’importations, tout en assurant 50 MMDH d’exportations.
Baisse des faillites d’entreprise
Par ailleurs, Saad Dine El Otmani a affirmé au Parlement que grâce au programme de son gouvernement, et en dépit de la crise sanitaire, «les faillites d’entreprises en 2020 ont été limitées à 6.600 cas, contre 8.400 en 2019 et 7.900 en 2018, soit une baisse de 22%». Il avance que ceschiffres traduisent non seulementla résilience de l’économie nationale, mais aussi viennent confirmer la pertinencedes mesures mises en œuvre par son équipe pour gérer les effets de la pandémie. Citant un rapport de la Banque africaine de développement (BAD), il soutient que ces dispositions ont permis d’éviter la disparition de plus 70% des emplois menacés dans le pays.
En abordant le marché de l’emploi, le Chef de l’exécutif a souligné que sa formation a réussi à créer 42.000 postes en moyenne par an dans la fonction publique entre 2017 et 2021, «soit le double de ce qui a été créé par tous les précédents gouvernements». Des recrutements qui, selon lui, couvrent également les sortiesà la retraite. «Nous n’avons pas fait que du remplacement. Le ratio des sorties à la retraite par rapport aux créations nouvelles a été de 46% contre 57% auparavant. Nous avons créé le double des postes vacants après les départs à la retraite. C’est tout le contraire de ce qui se passait dans les anciens gouvernements», explique-t-il.
Enfin, s’agissant de l’employabilité dans le secteur privé, El Otmani a précisé que plusieurs avantages ont été accordés aux opérateurs du privé afin de favoriser les embauches. Parmi ces avantages, il cite les mesures d’exonération de l’impôt sur le revenu (IR) pour le recrutement de 10 personnes à un salaire de moins de 10.000 DH, ou encore l’exonération de l’IR pour le recrutement des doctorants.
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