AstraZeneca : le Maroc tient enfin son vaccin

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Le ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb peut pousser un grand ouf de soulagement. Après de longues semaines d’attente, les premières doses du vaccin contre la Covid-19 arrivent finalement ce vendredi au Maroc. Un avion de la Royal Air Maroc (RAM) s’est envolé ce matin de l’aéroport international Chhatrapati Shivaji de Bombay et se dirige vers l’aéroport Mohammed V de Casablanca avec à son bord deux millions de doses du vaccin anti-Covid19. À l’heure ou nous mettons en ligne, le vol AT3085 de Royal Air Maroc(RAM)survole la Tunisie et se rapproche de l’Algérie. On dirait que des vents contraires retardent la livraison de ce vaccin au Maroc. En effet, le vol aller Casablanca-Bombay opéré hier par l’avion de la RAM a duré 8h30 alors que celui du retour va dépasser les 10h.
Les autorités indiennes ont souligné avoir retardé l’exportation des doses jusqu’à ce qu’ils lancent leur propre programme de vaccination. Dès leur arrivée sur le territoire marocain, les lots de vaccins seront dirigés vers la régie autonome des frigorifiques de Casablanca (RAFC) basée à Hay Moulay Rachid qui a une capacité de stockage de 25 millions de doses.
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Le département d’Aït Taleb a préparé la logistique pour le stockage des flacons àune température comprise entre 2°C et 8°C. Lors d’un passage mi-décembre dernier au Parlement, le ministre a déclaré que les personnes en première ligne du combat contre la pandémie seront prioritaires. Ainsi, le personnel de la santé,les autorités publiques, les forces de sécurité et le personnel de l’éducation nationalepasseront en premier. Ils seront suivis parles personnes âgées de plus de 65 ans, celles atteintes de maladies chroniques, les femmes enceintes, de même queles personnels des transports en commun. Mais au vu de la quantitéreçue pour le moment (2 millions), cette dernière piste n’est pas d’actualité.
Le mystère Sinopharm
Alors qu’il était bien placé pour être livré en premier au Maroc, le vaccin chinois du laboratoire Sinopharm est source de plusieurs critiques. Dans une interview accordée au site arabophone Febrayer, le professeur Abdeljabbar El Andaloussi a tiré la sonnette d’alarme sur les composantes de ce virus. «Nous avions demandé des informations concernant la phase III des tests cliniques pour être sûrs que ce vaccin est efficace. Or, nous n’avons rien reçu. Tant qu’il n’y a pas de clarté concernant le protocole, il y a des raisons de douter», souligne El Andaloussi.
Chercheur en biologie médicale à l’Université de Chicago et auteur de plusieurs publications sur l’immunothérapie, l’immunologie et les maladies infectieuses, Abdeljabbar El Andaloussi affirme qu’une étude scientifique réalisée en interne a montré que «ce vaccin n’est pas immunogène». Il ajoute que la récente démission du président du laboratoire chinois montre que l’entreprise vit une période d’instabilité.
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Entre-temps, plusieurs pays continuent de faire confiance à ce vaccin. La Hongrie a commandé un million de doses du vaccin chinois Sinopharm et attend le feu vert des inspecteurs hongrois, qui se trouvent actuellement à Pékin pour démarrer leur campagne de vaccination. D’autres pays comme la Jordanie, les Émirats arabesunis ou la Serbie ont déjà démarré leurs campagnes de vaccination avec le vaccin de Sinopharm.
Pour info, le Maroc avait signé en septembre un mémorandum d’entente avec le laboratoire chinois CNBG pour bénéficier du vaccin. Le Maroc s’engageait pour sa part à recruter600 bénévoles pour participer à la phase III des essais cliniques de Sinopharm.
Face au silence des responsables, on ignore toujours si les propos du professeur El Andaloussi sont la véritable raison du retard de livraison des vaccins de Sinopharm. Le Maroc aurait-il annulé sa commande ? Se tournera-t-il vers d’autres laboratoires (Pfizer, Moderna…) pour répondre aux besoins de sa population ? L’on devra faire avec les moyens du bord. Deux millions de doses sont désormais à la dispositiondu Royaume, en attendant de plus grandes livraisons.
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