Au bord du gouffre, les opérateurs de l’événementiel tentent de survivre

Avatar de Nora Jaafar

Temps de lecture :

Les opérateurs de l’événementiel tentent de survivre

A
A
A
A
A

Après la signature d’un contrat-programme avec le ministère de l’Industrie et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) lors de la 10e réunion du Comité de veille économique (CVE), le Groupement professionnel des prestataires de l’événementiel au Maroc (GPPEM) cherche désormais à valider le protocole sanitaire qu’il a élaboré avec le bureau d’études Veritas pour relancer son secteur. Pour ce faire, le GPPEM a organisé, le 6 octobre à l’hôtel Hyatt Regency de Casablanca, une simulation pour convaincre les ministères de la Santé et de l’Intérieur quant à la capacité de ses opérateurs à gérer tous types de manifestations, dans le respect total des mesures sanitaires.

Le secteur de l’événementiel, toujours paralysé par la Covid-19. En effet, cela fait près de sept mois que ce secteur peine à joindre les deux bouts, et ce en raison des mesures restrictives imposées pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus. Afin de relancer l’activité des opérateurs de l’événementiel, un contrat-programme a été signé ce lundi 5 octobre, lors de la 10e réunion du Comité de veille économique (CVE), avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), le ministère de l’Industrie et le Groupement professionnel des prestataires de l’événementiel au Maroc (GPPEM). Selon Médias24, qui cite Aziz Bouslamti, président du GPPEM, les trois principaux acquis de ce contrat sont :

«la tutelle du ministère de l’Industrie et du Commerce», qui permettra aux opérateurs de ce secteur d’avoir un interlocuteur bien défini ;

«l’annonce des mesures de la CNSS et des banques, qui permettront aux entreprises d’accéder plus facilement aux crédits» ;

«et grâce à l’appui de Moulay Hafid Elalamy, d’autres contrats-programmes seront signés directement avec le ministère de l’Industrie, pour permettre le développement du secteur, et le sortir de cette crise dévastatrice».

Seul, le contrat programme ne sauvera pas l’événementiel

Toutefois, le GPPEM, et à sa tête Aziz Bouslamti, estime que ledit contrat-programme ne garantit pas une reprise des activités du secteur de l’événementiel. Dans sa livraison du jour, Aujourd’hui le Maroc rapporte que l’objectif désormais des opérateurs de ce secteur est de convaincre les ministères de la Santé et de l’Intérieur de valider le protocole sanitaire qu’ils ont élaboré en juillet dernier avec le bureau d’études Veritas, le ministère de l’Industrie etl’Institut marocain de normalisation (Imanor).Pourse faire,le GPPEM et Veritas ont organisé le 6 octobre 2020 «une simulation d’un événement dans des conditions réelles à l’Hôtel Hyatt Regency de Casablanca», et ce afin de prouver que les acteurs de l’événementiel sont capables de gérer «des manifestations de tout genre dans le contexte de la Covid-19, tout en respectant les mesures sanitaires en vigueur».L’Opinion souligne que le président du GPPEM avance dans ce sens que «l’autorisation d’événements de 50 à 100 personnes reste aujourd’hui une solution qui pourrait aider les opérateurs à s’en sortir et éviter la perte de plus de 100000 emplois». Et de préciser que «l’événement simulé par le GPPEM n’est point une simple action de communication, mais un SOS lancé aux autorités, particulièrement les ministères de la Santé et de l’Intérieur, pour les sensibiliserau danger qui guette le secteur de l’industrie de l’événementiel, s’ils ne valident pas son protocole sanitaire».

Enfin, il est sûr qu’avec la reconduction de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 10 novembre, la requête du GPPEM risque de nouveau de passer en deuxième plan, surtout que la pandémie de la Covid-19 ne semble pas ralentir dans le pays, et en particulier à Casablanca. Notons que la majorité des opérateurs et prestataires de services événementiels se trouvent dans la métropole.

JEUX Nouveau
🎯 Mot du Jour chargement...

Devine le mot français du jour et apprends son équivalent en Darija 🇲🇦

Appuie sur Entrée pour jouer avec ton essai déjà rempli !

Dernier articles
Les articles les plus lu
Le Maroc des ménages épuisés

Consommation - Aïd, vacances, rentrée, mariage... Au Maroc, une dépense en cache toujours une autre... au grand dam des ménages.

Sabrina El Faiz - 30 mai 2026
Transition industrielle : la BAD soutient l’OCP avec 450 M€

Économie - Accord stratégique conclu à Rabat entre la BAD et l'OCP pour mobiliser des financements verts en faveur d’un modèle industriel bas carbone.

Ilyasse Rhamir - 26 mai 2026
Industrie : le Royaume en tête du classement africain de la BAD

Économie - L’industrie hisse le Royaume à la première place en Afrique devant l’Afrique du Sud. Découvrez les ressorts de cette progression.

Rédaction LeBrief - 26 mai 2026
Brésil-Maroc : une mission commerciale attendue du 10 au 13 juin

Économie - Une délégation de 6 entreprises brésiliennes effectuera une mission économique au Maroc du 10 au 13 juin afin d’explorer des opportunités d’affaires et de partenariats.

El Mehdi El Azhary - 26 mai 2026
Aïd Al Adha : mouton, électroménager et financement des dépenses

Consommation - À la veille de Aïd Al Adha, les achats de moutons et d’électroménager connaissent une forte affluence, avec des achats réalisés aussi bien à crédit qu’au comptant.

Mouna Aghlal - 26 mai 2026
Aïd Al Adha : décalage entre les chiffres officiels et le « souk numérique »

Consommation - Un fossé se creuse entre le discours rassurant du gouvernement et la réalité vécue par les citoyens. Où sont tous les moutons annoncés ?

Rédaction LeBrief - 26 mai 2026
Voir plus
Le Made in Morocco est-il en danger ?

Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.

Sabrina El Faiz - 14 mars 2026
Viandes, poissons : la danse des prix ramadanesques

Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !

Sabrina El Faiz - 7 mars 2026
Indemnités CNSS 2025 : nouveaux plafonds et conditions d’exonération

Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.

Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025
Pilotage énergétique : pourquoi la data est un levier de compétitivité pour les entreprises ?

Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.

Rédaction LeBrief - 13 mars 2026
Ramadan 1447 : la grande bataille des dattes

Consommation-Production locale, importations, prix, qualité, enquête sur le marché ramadanesque des dattes au Maroc.

Sabrina El Faiz - 21 février 2026
Crise au Moyen-Orient : vers une hausse de la facture d’électricité au Maroc ?

Économie - Fortement dépendant des importations et du charbon pour produire son électricité, le Maroc pourrait voir sa facture énergétique augmenter si la crise perdure au Moyen-Orient.

El Mehdi El Azhary - 11 mars 2026
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire