BAD : l’Afrique centrale et du Nord, lourdement impactées par la Covid-19
Siège de la Banque africaine de développement © DR
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La situation économique africaine après le Covid-19 a été décortiquée par la Banque africaine de développement (BAD). Dans un récent rapport mis à jour par les derniers indices économiques, la BAD affirme que le PIB réel du continent se contractera de 1,7% en 2020, soit une baisse de 5 à 6 points de pourcentage par rapport aux projections de janvier 2020. Le rapport indique que si la pandémie se poursuit au-delà du premier semestre de 2020, la contraction du PIB sera beaucoup plus marquée. Elle sera de l’ordre de 3,4%, soit une baisse de 7,3 points de pourcentage par rapport à la croissance projetée avant la pandémie.
Une récession différente selon les régions
L’Afrique de l’Est et de l’Ouest s’en sortiraient mieux que l’Afrique du Nord et du centre, rapporte le journal Les Inspirations Éco dans son édition du jeudi 13 août 2020. La BAD prévoit une perte de points de pourcentage de croissance de 6,7% en Afrique du Nord. Ce qui correspond à une récession de 2,3%. Avec l’Égypte, le Maroc serait l’un des pays africains les plus touchés par la pandémie en 2020. La BAD prévoit une récession de 4,5% en 2020, contre 5,8% pour le HCP et 4% pour la Banque mondiale.
Idem pour l’Afrique centrale, avant la pandémie, la BAD tablait sur une croissance de 3,5% du PIB réel en 2020. Le taux a été révisé à -2,5% dans la version la plus optimiste après pandémie soit une perte de 6,1 points de pourcentage. D’après les prévisions de la BAD, l’Afrique de l’Ouest devrait être la moins impactée de toutes les régions. Prévue à 4% en 2020, l’Afrique de l’Ouest ne devrait accuser qu’une contraction de 2% de son PIB en 2020, souligne le rapport.
La BAD précise enfin que les pays qui dépendant du tourisme et du pétrole devrontfaire face à une réduction de leur marge budgétaire et à un plus grand déséquilibre de leurs comptes extérieurs, ce qui contribuera à une augmentation de leur dette publique. La BAD garde espoir tout de même au vu delacroissance rapide de la population jeune en Afrique. «Cela offre un réservoir de main-d’œuvre d’intérêt stratégique, qui peut être mis au service de l’emploi et de la croissance économique, malgré une pandémie de Covid-19 qui dévaste le continent et l’économie mondiale».
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